Jour 9

Mardi 26 février
Ce matin, nous nous réveillons à 5h30, comme prévu. La nuit s’est bien déroulée, même si nos pieds dépassaient un peu du lit. Nous avons finalement utilisé nos couvertures, malgré qu’il ne faisait pas vraiment froid.

Nous déjeunons avec nos lampes de poche : crêpes, œufs brouillés, pain, beurre de peanut, confitures. C’est quand même bon pour ce type d’aventure!  Nous brossons nos dents et nous mettons de crème solaire. Quelle belle sensation que de se crémer quand nous sommes déjà collés!!!

Il est 6h45 quand nous nous assoyons dans le jeep. Nous reprenons la même route qu’hier. Nous rencontrons des caravanes de dromadaires qui s’en vont travailler.  Notre priorité est d’aller marcher dans le Dallol. Un incontournable du Danakil. Et aussi, une des raisons principales de notre voyage en Éthiopie. Ce site volcanique est unique au monde. Comment vous décrire cela? Imaginez un récif de coraux sur la planète Mars. En fait, c’est une formation géologique où on retrouve du soufre, de l’oxyde de fer et du potassium, donc nous avons une palette de couleurs de rouge, de jaune et de vert. C’est un autre monde! Comme nous sommes sous le niveau de la mer et dans une zone volcanique, la lave réchauffe l’eau salée qui perce la croûte terrestre et forme des mini geysers et des modules multicolore. On y retrouve même des flaques d’acide sulfurique, alors il faut faire attention où nous marchons, car la randonnée risque de se terminer bien mal.

Inouk, notre guide étudie en génie chimique, donc raison de plus pour l’écouter et de le suivre pour être certains de marcher aux bons endroits. D’ailleurs, si nous étions au Canada, l’accès serait sûrement interdit. Il y aurait des barrières de sécurité partout et l’utilisation de masque à oxygène. J’ai oublié de vous dire que ça sent mauvais, le soufre sent les œufs pourris. Ce n’est quand même pas trop pire.

Nous restons sur ce site pendant une heure et demie. Nous prenons des centaines de photos et nous sommes toujours impressionnés par ce que nous voyons.

Après notre randonnée au milieu des geysers et des bassins d’acide sulfurique, nous retournons au jeep. Nous sommes en sueur et avons la face rouge. Il est seulement 9h30.

Notre guide nous conduit aux colonnes de sel. C’est une autre formation géologique impressionnante, car la lave a mis de la pression sur le sol, ce qui a fait pousser des montagnes et aux sommets de chacune des montagnes se retrouve une couche de sel. Impressionnant.

Dix minutes plus tard, nous repartons vers un cratère au milieu du désert. Celui-ci est rempli d’eau salée mixée avec du soufre. Nous voyons à la surface des bulles comme si l’eau bouillait. La couleur de l’eau est ocre. Inouk nous explique que le peuple Afar utilise cette eau pour guérir les maladies de peau et que nous pouvons y toucher. L’eau n’est pas bouillante, mais chaude. On dirait de l’huile. Notre guide nous lave les mains après notre expérience.

Sur notre route du retour, nous croissons les Afars qui travaillent à recueillir le sel.  C’est vraiment impressionnant de les voir travailler manuellement dans cette chaleur torrides.  Nous décidons d’arrêter les voir travailler.  Ils taillent le sel en carré et les empilent pour transporter ces blocs jusqu’à la ville sur le dos des dromadaires et des ânes.  Je ne sais pas comment ils font pour travailler sous ce soleil ardent. La chaleur est suffocante. Juste les regarder faire et nous suons notre vie. Après 15 minutes, nous avons juste hâte de nous rasseoir dans le jeep avec l’air climatisé!

C’est l’heure de partir. Il fait tellement chaud que Kuncho utilise l’air climatisé pour la première fois. Habituellement, nous fonctionnons seulement avec les fenêtres ouvertes.  Nous n’irons pas au volcan Erta Ale, car au moment de notre passage, il n’était pas possible de voir la lave.  Ceci nous fait sauver une journée de route cahoteuse pour rien voir.  Plusieurs agences disent qu’il y a des chances de voir la lave, mais tous les touristes que nous avons croisés n’ont rien vu.  Kiros, nous a donc dit la vérité et nous avait fortement recommander la rando avec Peter, dans le Tigré, en échange.  Après l’expérience rudimentaire d’hier soir, je crois qu’une nuit dans le Danakil c’est suffisant!

Nous faisons 45 minutes de route et retournons au restaurant d’hier midi. C’est le restaurant où tous les groupes de touristes arrivent et repartent. Nous arrivons vers midi et notre cuisinier nous sert des pennes aux tomates avec du melon d’eau comme dessert. C’est très bon. Nous avons un bon cuisinier, car les autres groupes autour de nous mangent un sandwich froid!

C’est ici que nous disons au revoir à nos amis Français, car nos routes se séparent. Nous gravissons les montagnes et nous voyons encore des gens vivre au milieu de nulle part. Nous sommes découragés pour eux. En l’espace de peu de temps, nous retrouvons l’air frais de 24C et nous sommes vraiment heureux.

Nous arrivons à Mekele vers 15h30 et allons rencontrer Kiros, le propriétaire de l’agence de voyage Lucy Tour avec qui nous avons fait affaire. Son bureau est à Mekele. Il a 31 ans, il est très dynamique et sympathique. En moins de 10 secondes, nous sommes déjà amis. C’est drôle, mais des fois nous rencontrons des gens et avons l’impression de toujours nous connaître.  Avec Petros et Kiros, c’est exactement le feeling que nous avons eu.

Nous payons la totalité des frais du voyage que nous avions conclu ensemble. Jusqu’à maintenant, Kiros assumait 90% des frais. Il est vraiment un homme de confiance. Il nous invite à souper ce soir pour discuter davantage et lui faire un bilan de notre voyage. Nous acceptons son invitation et allons au Genfel Hotel nous reposer un peu.

Vers 18h00, Kiros arrive et nous partons à pied visiter le centre-ville. Mekele est la deuxième plus grande ville de l’Éthiopie. Il nous apporte dans un restaurant bien branché et rempli de gens locaux. Nous commandons de la pizza. Nous discutons avec lui et partageons un bon moment.

Il nous explique qu’il a débuté sa vie comme berger, ensuite il a étudié pour devenir journaliste avec Peter.  Sans travail, il a décidé d’être professeur d’anglais au secondaire. Peter a été journaliste pour la BBC. Quand sa job a été abolie, Kiros l’a fait entrer à son école pour enseigner l’éducation physique.  Après quelques années, il a changé pour devenir guide. Ici, le salaire de professeur est peu élevé.  En tant que guide, il gagnait mieux sa vie. Il a fait ça pendant 6 ans et a décidé de partir sa propre compagnie.  Il réussit très bien.  Il vient d’acheter son premier jeep pour la compagnie. Un Toyota Land Cruiser 2004.  Le prix est insensé.  En Éthiopie, le prix d’achat pour un jeep usagé est de 50,000$ US.  C’est fou!!!  Il nous explique que les camions gagnent en valeur à chaque année, car le gouvernement impose une taxe de 200% sur les véhicules.

Il est 20h30 et c’est le temps de quitter le resto pour retourner à l’hôtel.  Nous faisons nos adieux et le remercions du beau voyage qu’il nous a organisé avec succès. Nous le recommandons à 100%.

Kiros Zeray
L’agence: Lucy Ethiopia Tours
www.Lucyethiopiatours.com
kirosze@gmail.com
info@lucyethiopiatours.com
cellphone:-+251913550959
what’s up, +251913550959
www.tripadvisor.co.uk/12695562?m=19905

Catégories : Éthiopie

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