Jour 9

Ce matin, Steve et Audrey se lèvent à 6h00 pour aller pêcher avec Tai Lin, un homme de la tribu Intah. C’est un pêcheur traditionnel qui pagaie à une jambe et qui pêche avec un filet de forme conique. Ce type de pêcheur est l’emblème du lac Inlé.

Le soleil est superbe ce matin, le ciel est en feu, contrairement aux autres matins où les montagnes étaient cachées par un brouillard.

Steve et Audrey prennent une deuxième embarcation pour suivre le pêcheur, car il n’y a pas de place pour 3. Le filet prend presque la moitié du bateau! Audrey est la photographe en chef. Elle immortalise cette magnifique scène avec le lever du soleil en arrière-plan. Elle explique même au pêcheur comment se placer pour prendre de bonnes photos!

Voici la position d’Audrey pour prendre ces photos magnifiques!

Vers la fin de l’activité, Audrey revient seule dans la pirogue pendant que Steve reste avec Tai Lin pour pêcher à la canne. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous ce matin. Pas grave, l’expérience a dépassé les attentes de Steve.

Il est 8h00. Nous prenons notre dernier déjeuner à cet hôtel.  Lorsque nous avons organisé notre voyage, Steve a fait beaucoup de recherches pour savoir s’il était possible de naviguer entre Loikaw et Inlé.  Comme vous vous en doutez, la réponse est OUI.  Après notre escale de trois jours magnifiques sur le Lac Samkar,  aujourd’hui nous nous dirigerons vers le lac Inlé (Nyaungshwe). Nous faisons nos adieux aux propriétaires Aung Min et sa femme. Nous prenons une photo officielle avec eux et quittons à 9h00 à bord d’une embarcation motorisée.

Notre capitaine de pirogue, Ming, nous fera découvrir les beautés du Lac Samkar et du Lac Inlé.  30 minutes plus tard, nous arrivons à notre premier arrêt, soit au village de Samkar. Ce sont de vieilles pagodes, certaines sont dans l’eau. C’est très joli. L’histoire dit qu’à chaque fois que le village avait une belle récolte, ils construisaient une pagode en guise de remerciement à Bouddha.

Nous débarquons de notre pirogue et visitons les lieux. Nous entendons des enfants jouer et crier. Nous lâchons la visite des pagodes et allons voir l’action. Les enfants chassent des serpents! Ils en ont déjà tué deux et ils sont en pleine chasse pour un troisième. Ils les attrapent avec des bâtons et les apportent dans une clairière. Ensuite, ils leur lancent des pierres, des briques et des morceaux de métal pour les tuer. Quand les serpents bougent encore, les enfants semblent apeurés et crient, mais en fait, ils s’amusent. Nous faisons le tour des pagodes, mais maintenant, nous nous méfions un peu des serpents!

Nous repartons en direction du village Thar Kong Pagoda, situé juste en face du village Samkar. Là aussi, il y a des centaines de pagodes. Elles semblent plus récentes, mais elles sont juste mieux restaurées, car elles ont 500 ans. Elles sont perchées sur une colline et sont très belles. Les tons de blanc, de rouge, d’ocre et de doré font un superbe mélange de couleurs.

À l’intérieur de certaines pagodes, nous pouvons apercevoir des Bouddhas couchés ou assis.  C’est vraiment très joli et surtout calme.  Nous sommes les seuls touristes sur le site.  Nous sommes privilégiés de découvrir toutes ses beautés.

Notre chauffeur nos emmène voir un atelier de poterie. Nous sentons un peu l’attrape-touristes quand la femme commence à modeler toutes sortes de pots. Elle nous sert du thé et nous offre de la nourriture. À la fin, nous nous sentons un peu obligés de donner un pourboire et nous détestons ce genre d’activités. Comme notre guide avait l’intention de nous emmener voir d’autres ateliers de ce genre : cigares, orfèvrerie et tissage, nous lui disons tout de suite d’oublier ces visites. Aucun intérêt pour nous.

Nous poursuivons pour 90 minutes de bateau sur une rivière qui fait le transit entre le Lac Samkar et le Lac Inlé.  Sur cette espèce de canal qui serpente à travers des paysages magnifiques, on y voit plusieurs énormes monastères, des pagodes, des petites huttes flottantes, de petits villages riverains, des agriculteurs qui cultivent des légumes et/ou labourent des champs avec leur boeuf.  On découvre également plusieurs ethnies.  Nous constatons surtout que nous sommes dans le Myanmar rural, loins de la civilisation.

Nous voila arrivés au Lac Inlé près de Naung Taw et constatons rapidement que nous ne sommes plus les seuls touristes. Ça donne un choc! Nous étions habitués d’être seuls, et voilà que c’est terminé. Il y a plein d’affiches publicitaires partout et nous croisons plusieurs embarcations pleines de touristes.  On constate tout de même qu’il y a aussi des Birmans.

Nous arrêtons dîner dans un restaurant sur l’eau.  La bouffe est excellente. Pour les dîners, nous mangeons presque toujours du poulet aux noix de cajous et du poulet « sweet and sour ». C’est trop bon et les recettes d’une place à l’autre ne sont jamais pareilles.  En allant aux toilettes, je remarque une affiche un peu inusitée qui me fait bien rire:

Oui, en effet, il n’est pas conseiller de  »flusher » ton portefeuille, ton cellulaire et surtout tes bijoux!

Nous repartons vers le Village flottant près de Nam Pan. C’est assez impressionnant. Nous avons le sentiment d’être dans un village inondé. Les gens vivent littéralement sur l’eau.

Nous quittons le village de pêcheurs et nous nous dirigeons vers l’Ouest du Lac, en route nous croisons le village Ywa Ma.  Ici, les maisons et les commerces sont inter-reliés avec de beaux ponceaux.

Nous prenons ensuite un embranchement qui nous emmène à une petite rivière en direction de Indhein (Indein).  Nous rencontrons beaucoup de bateaux comme nous, avec des touristes d’un peu partout. Le soleil frappe fort et la fatigue commence à se faire sentir. Je décide de mettre un peu de piquant dans notre après-midi! Sans le dire à ma gang, quand on rencontre des touristes, je me lève les bras dans les airs et je crie : « Wouhou! Wouhou! » Mes filles manquent de mourir de honte, mais quand elles voient le visage des touristes se dérider, elles décident (bon, je les force un peu!) d’embarquer avec moi. Alors, j’ai l’idée de faire la vague en criant pour voir l’effet que ça fait sur les gens! Certains font la vague eux aussi, d’autres nous saluent timidement, trop surpris de voir autant d’énergie exploser pendant une simple balade sur l’eau!

Nous arrivons à Inn Dein ou Inthein ou Indein même eux se mêlent en l’écrivant en anglais. D’ailleurs, les noms des villages ou des temples varient souvent à l’orthographe, il faut plus y aller au son. Nous croisons un groupe de moines qui viennent juste de quitter la pagode.

Encore une fois, ce sont des centaines de stupas multicolores qui s’appellent Shwe Inn thein Paya. Certaines sont bien restaurées et d’autres sont en ruines. Il faut gravir une petite colline pour y arriver. L’escalier qui nous y mène est doté d’un toit en teck, donc nous protège de la chaleur du soleil. Tout le long de ce chemin, c’est comme un marché aux puces de souvenirs. C’est la première trappe à touristes que nous voyons au Myanmar.

De plus, les stupas sont les mêmes que celles vues au lac Samkar à Thar Kong. Nous sommes un peu déçus d’avoir fait toute cette route pour voir un peu la même chose. Heureusement, Sophie et Audrey nous attendent en bas, assises sur un petit banc qu’un vendeur leur a prêté.

En revenant au bateau, nous apercevons une Française qui vient de s’asseoir sur un muret rouge fraîchement peinturé. Quand elle se relève, le derrière de son pantalon beige est rouge pompier. Comme dans La Guerre des tuques, elle demande à son mari de l’essuyer, car elle ne voit rien. Tant bien que mal, son pauvre mari essaie de la nettoyer. Mais il ne peut rien faire avec une serviette humide sur de la peinture à l’huile rouge… Outre que d’aggraver la situation. Il lui dit : « Chérie, il n’y a rien à faire. » Mais elle insiste vraiment et lui redemande d’essayer. Nous regardons la scène et nous sommes crampés de rire. Nous prenons une photo « subtilement », pour capturer ce moment.

Il est 16h00, la lumière est à son meilleur et c’est le temps de continuer notre longue expédition. Plusieurs locaux se lavent dans la rivière ou devant leur maison.  Il n’y aura pas de photos, vous comprenez pourquoi!  Toutefois, il y en a d’autres qui lavent leur linge.

Notre dernière attraction consiste à passer dans les jardins flottants de Ywama. Encore une fois, nous sommes très impressionnés. Cela ressemble à des champs entourés d’eau, ou des champs inondés, ou des champs sur l’eau. Bref, trop difficile à expliquer…



L’avantage de visiter ce lieux en fin de journée, c’est que la horde de touriste est partie.  Nous nous retrouvons seuls à nouveau.  Nous croisons également les locaux qui ont terminé leur travail et qui retournent chez-eux.

Après le jardin flottant, nous arrivons au Monastère Nga Hpe Chaung, c’est un monastère construit sur pilotis. 650 poteaux en teck doré le soutiennent.  Il y a de nombreuses statues de Bouddha, en laque, en bronze ou en marbre. Notre capitaine Ming nous demande si nous voulons le visiter.  Nous sommes fatigués et décidons de ne pas y entrer.

Nous continuons notre route et nous voilà de retour sur le lac Inlé.  Nous croisons les emblématiques pêcheurs Intha.  Les  »vrais-faux » pêcheurs, car ceux sur le lac Inlé ne sont définitivement pas là pour la pêche comme ceux croisés sur le Lac Samkar.  Ils sont là pour la pose photo et se faire un petit pourboire.  Malgré que la lumière était optimale, nous ne sommes que passés sans s’arrêter.  Je ne crois pas que nous pouvions revivre le sentiment de ce matin!

Nous arrivons finalement à Nyaung Shwe vers 17h30, un peu exténués. Un chauffeur nous attend déjà, car c’est l’ami de notre chauffeur de bateau. Il parle super bien l’anglais et est très dynamique. Il s’appelle Thant Zin, alias « Bluetooth », « Pinch mou » ou « Red tooth2, selon l’occasion. Je vous laisse deviner pourquoi!

Nous allons directement à un hôtel recommandé dans notre guide Lonely Planet, le Trinity Family Inn et trouvons une belle chambre dans un bungalow pour 3. Nous faisons ajouter un lit supplémentaire.

Nous avons entendu parler d’un restaurant français, le French Touch et décidons d’y aller pour souper. Miam! Tout ce qu’on choisit est un vrai régal. On se gâte même avec un dessert au chocolat. Ça termine bien la journée!

Catégories : Myanmar

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