Nos 3 jours au nord se terminent encore sous la petite pluie. Nous ne sommes pas chanceux. Au moins, nous avons vu de belles montagnes enneigées et un peuple différent. Cette nuit, le tonnerre et les éclairs ont réveillé les filles. On avait l’impression de se faire prendre en photo directement dans le visage à chaque éclair!

Nous prenons l’avion à 13h, sous la pluie.  C’est triste, car on aurait eu toute une vue sur les montagnes au loin!  Lorsque nous étions à McLeod Ganj, nous étions en montagne, donc nous n’avions pas une vue panoramique sur toute la chaîne himalayenne.  On peut tout de même l’apercevoir sur cette photo.

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1 heure et demi plus tard, au lieu de 12 heures de voiture en montagne, nous atterrissons à Delhi. De retour dans la folie de l’Inde, qui je vous le dis, nous dépasse à chaque fois! Prendre la route en tuktuk ou en taxi est une aventure en soi. Quand nous arrivons à destination et que nous constatons que nous sommes toujours vivants, nous remercions le ciel! J’exagère à peine…

Surprenant qu’on n’ait pas vu d’accidents encore. On a vu des motos se toucher un peu, mais ça doit être la routine pour eux! Et toujours ces fameux pipis sur le bord de la route. Sophie n’en revient pas!

Nous avons quelques heures à passer dans la grande ville, car nous prenons le train de nuit à 21h45, pour Jodhpur. Nous allons porter nos bagages dans un hôtel chic, nous serons donc en confiance de ne pas nous faire voler. L’homme à la réception est tout à fait correct.

Nous partons en tuktuk visiter le Tombeau Humayun, celui-là même qui a inspiré le Taj Mahal. C’est vrai qu’il lui ressemble beaucoup, mais il est fait en grès rouge et marbre blanc et date de 1550.

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Ensuite, même si c’est très près, nous prenons un rickshaw pour aller au sanctuaire Nizam-ud-din, car il y a un carrefour de la mort à traverser et nous ne voyons pas trop où est situé le lieu à visiter.

Les filles s’assoient dos à nous et le vieux monsieur pédale du mieux qu’il peut. Il traverse n’importe où, entre les voitures qui passent. Nous n’en revenons pas, c’est insensé, mais c’est comme ça que ça fonctionne ici! Les filles voient toutes les motos et les tuktuks arrivés sur elles! On entre dans des petites ruelles où les kiosques de bouffe diffusent de merveilleuses odeurs et nous arrivons devant la petite entrée du temple. On ne l’aurait jamais trouvé sans l’aide du rickshaw. Encore dans un tourbillon où les mendiants nous talonnent, où les vendeurs de roses veulent nous offrir de garder nos souliers pour entrer dans le temple et où tout le monde nous regarde.  Pas question pour nous de laisser nos chaussures à ces petits commerçants. Nous les transportons dans notre sac. Il faut se couvrir la tête et nous n’avons pas nos foulards. On réussit à négocier une « location » de foulards à un vendeur de roses, pour 50 roupies. (1$)

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Nous entrons avec nos voiles dans un labyrinthe au plancher de marbre. Ce n’est pas aussi propre qu’au temple d’Or, mais ça va! Un autre « freak show », comme dit Steve à chaque fois. Des mendiants avec handicaps de toutes sortes sont assis par terre et nous regardent passer espérant recevoir quelque chose de notre part. Nous continuons sans trop nous y attarder, car on ne peut pas aider tout le monde! Et on arrive au centre de la place où les musulmans hommes, femmes et enfants sont réunis, debout ou assis, et ils prient. La place est magnifique, toute décorée de mosaïques colorées et de chandeliers en cristal.

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Et avec tous ces gens rassemblés, c’est un beau spectacle. L’endroit est restreint et nous avons peu de place pour circuler. Nous prenons des photos pendant le chant de la prière de fin de journée et nous partons. Avec toute cette effervescence, tous nos sens sont stimulés et ceci se révèle notre coup de coeur de Delhi.

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Il est temps d’aller souper et nous reprenons un tuktuk pour nous emmener dans le New Delhi Connaught Place, l’endroit le plus chic de la ville. Les boutiques ne vendent que des produits de luxe: Rolex, Benetton, Yves St-Laurent… Nous retournons manger au restaurant Zen, et allons chercher nos bagages à l’hôtel situé dans ce quartier. Nous donnons 4$ de pourboire au réceptionniste et quittons pour la gare vers 20h.

Malheureusement, nous ne sommes pas chanceux et embarquons dans un trafic de fou. Le stress monte, car nous ne voulons pas manquer notre train et il est recommandé d’arriver une heure d’avance pour choisir les sièges (couchettes).

Finalement, nous arrivons à 20h50, mais en regardant de plus près notre réservation, nous constatons que notre départ est prévu pour 21h15 plutôt que 21h45!!! Oh! my god! De plus, le tuktuk nous a déposé à l’arrière de la gare et nous ne trouvons pas à quel endroit nous enregistrer. Nous sommes dans un terrain vague en pleine noirceur, loin de l’entrée principale. On ne voit que les rails de chemin de fer et une petite lumière au loin qui écrit Ticketing! C’est par là qu’on se dirige alors.

C’est plein à craquer, on se croirait sur une nouvelle planète! On court avec nos bagages pour trouver le bon train. On se renseigne à un guichet et on comprend qu’il faut aller à la plateforme 3, de l’autre côté de la gare, en passant par la passerelle. On traverse en courant et en espérant être à la bonne place. On se rend compte qu’on n’a pas eu le temps d’acheter de l’eau et de la nourriture… Merde! Steve me crie d’arrêter acheter de l’eau pendant qu’il s’informe ailleurs. On se croirait dans un épisode de Pékin Express. La tension monte, il est maintenant rendu 21h05 et le train est sur le point de partir. Nous n’avons toujours pas nos sièges d’attitrés. On fonce dans les gens et on se crie après, tentant de trouver dans quel wagon sauter! Finalement, nous trouvons le wagon 1ère classe, qui ne se différencie pas vraiment des autres et nous embarquons, tout en sueur et exténués. On entre dans une cabine qui est vide. Il est 21h15, le train démarre. Pas de danger qu’il soit en retard cette fois-ci! En discutant avec le responsable du train, nous comprenons que nous sommes à la bonne place, et que nous avons 4 couchettes ensemble! fiou!

Nous vous confirmons que le système de réservation de train sur Internet, même s’il a été très compliqué à comprendre, s’est révélé très efficace. Et une chance que Steve avait tout organisé 2 mois d’avance. Oui, sa patience a été mise à rude épreuve, mais une fois sur place, dans le chaos, nous sommes très, très heureux, car il y a seulement 1 wagon 1ère classe et 3 cabines de 4 couchettes!

Pendant que nous reprenons notre souffle, Steve prépare les lits et je vais aux toilettes avec les filles. Et oui, c’est toujours moi la chanceuse! Il y a une toilette « standard » et du papier, nous sommes correctes. Bon, ça ne respecte pas tous les standards auxquels nous sommes habitués, mais ça va faire la job! Quand on retourne à nos couchettes, nous reprenons nos esprits et constatons que la 1ère classe en Inde n’équivaut même pas à la dernière classe au Québec! C’est un peu sale et crasseux, mais les draps sont propres et cette fois-ci, nous avons une porte qui barre plutôt que des rideaux qui bougent toute la nuit.

 

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Tout le monde passe une belle nuit, à part moi qui ne réussis pas à bien dormir et qui gèle à cause de l’air climatisé. J’ai de la misère à avoir des bonnes nuits de sommeil depuis que je suis en Inde. Mais je me dis que j’aurai 49 autres semaines pour me reprendre dans l’année!

Catégories : Inde

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