Jour 7

Ce matin, il y a un beau lever de soleil et de notre balcon d’hôtel, nous assistons à la pêche matinale.  Nous voyons plusieurs pêcheurs du village qui passent sous nos yeux.

 

Nous quittons notre bungalow pour aller prendre un délicieux déjeuner birman et partons faire une randonnée en vélo. C’est le deuxième compromis de Sophie. Elle en profite pour faire ses devoirs de mathématiques.

Nous louons des vélos pour 5$ (des Louis Garneau…un produit québécois!) et prenons le chemin vers le village voisin, celui de la tribu Pa-O.

En route, nous croisons un beau champ de tournesols. Nous arrêtons admirer le tout, c’est tellement beau.

En arrivant au village, nous rencontrons une dame qui nous parle même si nous ne comprenons pas un seul mot de ce qu’elle dit. Elle continue de plus belle, alors nous nous approchons d’elle. Le temps de lui montrer des photos de la neige et de prendre une petite photo. Elle ne veut pas trop se faire photographier, car elle ne se trouve pas belle et qu’elle n’est pas maquillée. En tout cas, c’est ce que je comprends! Mais nous la trouvons très belle et voulons garder un souvenir d’elle.

Nous continuons notre chemin jusqu’aux sources thermales, le but ultime de notre randonnée.  Bon, un peu décevant.  Les gens utilisent l’eau chaude de cette source pour faire leur lavage.  Donc, il y a tout plein de savon qui libère du phosphore créant des algues dans l’eau. L’eau est définitivement impropre pour la baignade.

Nous retournons sur nos pas. La balade de vélo fut très intéressante et nous avons vu de beaux paysages.  À notre retour, nous sommes accueillis par les filles du proprio.  Elles sont trop  »cutes »!

L’endroit où nous avons loué les vélos est également la station service de notre village, nous sommes loin d’une station-service Exxon!  Et dans les bouteilles de vin, ce n’est définitivement pas un Chardonnay de la cuvée 2018, mais de l’essence.

Nous revenons à temps pour dîner avec Sophie. Nous expliquons au propriétaire que nous allons retourner au village en après-midi pour visiter le monastère et rejouer au volley-ball. Il voit notre enthousiasme et nous offre son auto pour que Sophie puisse avoir la chance de venir avec nous. Yé! Elle est vraiment contente.

Après avoir relaxé en après-midi, nous quittons vers 16h00, en Honda CRV et Steve s’amuse à conduire avec le volant à droite. Nous n’arrêtons pas de rire. Nous saluons les gens par la fenêtre. Imaginez 4 touristes qui se promènent en voiture dans ce micro village isolé. Le tour au complet doit faire seulement 1 kilomètre!

Nous gravissons la colline jusqu’au monastère et débarquons de l’auto. Nous nous retrouvons rapidement avec 500 paires d’yeux qui nous regardent. Un peu gênant! Nous cherchons à faire contact avec les gens pour trouver quelqu’un qui parle anglais et nous faire visiter les lieux.

Nous croisons le regard d’un moine adulte et lui demandons si nous pouvons visiter. Il nous emmène rencontrer le Monk principal. En fait, c’est le fondateur du monastère, Monsieur Ven Thu Wona Phon PhongGyi.

Il a créé ce monastère afin d’éduquer les gens des campagnes qui n’avaient pas la chance de se rendre dans les grandes villes pour aller à l’école. C’était en 1993, lorsque le conflit régnait dans cette région. Ses débuts furent très modestes. En 2009, il a réussi à financer l’éducation pour 107 personnes. Maintenant, il a 1142 personnes, de 11 ethnies différentes, provenant de 300 villages, qui pensionnent dans ce monastère. Ils apprennent la discipline, l’honnêteté, la persévérance et la charité. En plus, ils reçoivent une éducation du primaire jusqu’au secondaire. Ils ont des journées très chargées. Cela débute avec le réveil à 4h30. À 5h30, c’est la prière. À 6h00, c’est l’éducation physique et à 6h30, c’est le déjeuner (riz). De 9h00 à 16h00, ce sont les classes. À 17h30, c’est le souper et ensuite la prière. Ils étudient ensuite jusqu’à 22h00… P’tite journée!

Trois jeunes femmes nous servent à manger et à boire : avocats, chips birmanes, papayes et thé. On discute avec le moine qui ne parle pas anglais et elles font la traduction. Avant de partir, il me dit que je ressemble à Angelina Jolie! Rien de moins!

Nous décidons de faire un don. Notre contribution servira à nourrir 55 personnes cette journée-là. Après 30 minutes, nous allons visiter les cuisines, la bibliothèque et l’usine de traitement d’eau potable. C’est d’ailleurs avec la vente de cette eau qu’ils financent le monastère. Nous terminons avec la visite de la pagode et c’est l’heure de la prière.


Il est maintenant 17h00 et nous reprenons l’auto. Nous voulions présenter Sophie aux enfants rencontrés la veille, mais ils ne sont pas en action à leur filet de volley-ball. Pas trop loin de là, il y a un autre groupe qui joue au volley. Ils sont plus vieux et le calibre est encore plus fort qu’hier. On prend le temps d’analyser le tout, car ils smashent assez fort. Il manque deux joueurs pour compléter l’équipe. Steve fait des signes pour expliquer qu’il veut entrer dans le jeu. Les gars acceptent rapidement. Et là, Steve leur annonce qu’Audrey aussi va se joindre, même si elle est extrêmement gênée. Je la pousse un peu et elle y va. Les gars sont très sceptiques de voir une fille arriver sur le jeu. D’ailleurs, l’autre équipe rit et semble dire : « Ah! Ah! Vous allez avoir une fille dans votre équipe! »

Le meilleur joueur se prend la tête avec les mains en signe de découragement. Il faut mentionner qu’aucune fille ne joue au volley-ball ici. Les filles du temple nous ont expliqué que les gars et les filles ne sont pas égaux au Myanmar et que les filles sont trop gênées pour pratiquer des sports.

Le jeu débute et Steve sert une passe à Audrey qui leur fait une belle attaque et compte un point. Oh! Les gars sont estomaqués. Le jeu repart et l’équipe d’Audrey fait encore un point. Là, le jeu monte d’un cran et ça devient sérieux. Pas question de se faire battre par une fille. Ils échangent quelques points et c’est maintenant le tour d’Audrey de servir. Encore une fois, ils sont surpris de voir la force du service. Tout le monde rit et ils ont beaucoup de plaisir à jouer. Le soleil est couché, on ne voit pratiquement plus rien, mais personne ne veut arrêter de jouer. La noirceur totale arrive et là, pas le choix, il faut arrêter de jouer. Il est 19h00 et nous retournons à l’hôtel. Audrey est aux anges! Sa vie, c’est le volley-ball! Et en plus, elle est fière de leur avoir montré que les filles aussi peuvent faire du sport.

Nous arrivons juste à temps pour le souper. Nous décidons de goûter au vin du Myanmar. Il y a un vignoble sur le lac Inlé, donc pourquoi ne pas essayer? Malheureusement, l’odeur ne laisse pas présager une bonne saveur et quand nous y goûtons, le vin semble bouchonné. Nous sommes un peu trop gênés pour le retourner, et c’est trop dégueulasse pour le boire. Steve ne veut pas laisser un verre plein et décide de jeter son verre entre les craques du plancher du patio flottant. Les filles pouffent de rire, car il y a plus de vin qui est resté sur le plancher que tombé dans l’eau. Heureusement qu’il fait très noir. Nous saluons les serveurs et allons nous coucher vers 21h00.

Une autre belle journée au Myanmar!

Catégories : Myanmar

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