En chemin, nous arrêtons à la Chute Thompson, qui est belle mais qui selon nous, n’en vaut pas le détour.

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Nous rencontrons un monsieur qui tenait absolument à prendre une photo de nos filles avec ses enfants!

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Nous repartons et en chemin, nous voyons des plantations de thé. Nous arrêtons en acheter sur le bord de la route.

D’ailleurs, parlant de routes, nous avons compris ce qu’ils voulaient dire dans les guides par « bad roads »… Ici, il n’y a pas d’autoroutes. Certaines routes sont très belles, asphaltées avec de belles lignes blanches ou jaunes. Mais certaines routes plus secondaires et moins achalandées, sont construites avec une fine couche d’asphalte directement étendue sur le sable orangé comme une pâte à tarte dont les rebords n’ont pas été coupés. Ces routes sont jonchées de trous qu’il faut à tout prix éviter. Pour cela, il faut parfois sortir complètement de la route. Il s’est même créé de « nouveaux » chemins parallèlement aux « vraies » routes, car l’état est trop désastreux pour rouler sans perdre la tête!

Il est 13h30, nous avons faim. Si je ne parle pas, je ne sais pas si nous allons arrêter dîner un jour, alors Maman voyant sa marmaille commencer à se chicaner, décide qu’il est grand temps de se mettre quelque chose dans le ventre et demande gentiment au chauffeur de penser à arrêter manger bientôt.

Il trouve une place sécuritaire sur le bord de la route, à l’ombre, au pied d’un arbre. Une vieille femme de la tribu Kikuyu s’y trouve déjà. Musa lui donne une banane. On mange nos sandwiches tomates-jambon-pain-blanc-pas-d’croûtes, avec œufs durs, sel et petits jus. Il y en a beaucoup trop, alors nous en donnons aux enfants qui passent nous voir. On en profite pour leur donner des crayons à colorier et des petits jeux.

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Nous repartons et nous dormons un peu en chemin. Je me cogne la tête 3 ou 4 fois dans la vitre tellement la route est mauvaise. Ayoye! Ibrahim m’explique que nous avons pris un raccourci qui nous a permis de sauver 60 km. C’était une route de terre dans un état plutôt lamentable où je ne me serais jamais aventurée avec ma voiture au Québec. Nous bifurquons vers une dernière route de terre qui nous amène tout droit à notre destination : Nanyuki River Camel Camp. Il est 16h.

Ici, c’est une reconstitution d’un petit village somalien composé de plusieurs huttes en foin installées pour les visiteurs. Nos guides viennent ici pour la première fois et sont très étonnés lorsque le gérant, Ali, et son chien, Shiba, nous font visiter les lieux. Ibrahim, notre chauffeur, en est à ses premières expériences de camping. Il est plutôt habitué à promener des touristes de lodges en lodges. Lorsqu’il voit la hutte où il va dormir, on voit dans ses yeux qu’il n’est pas sûr, sûr et il dit : « Oh! It’s natural… » Je riais de voir le doute s’installer en lui. Il avait l’air de se dire: « Non, mais, suis-je vraiment obligé de dormir ici??? »

On voit, sur ces photos, le style de hutte, qui est conçue pour être démontée souvent par les nomades.

Constradhut

Nous nous installons dans une hutte pour 4, nous tentons de ne pas nous faire mordre par une des 3 oies qui se promènent dans les environs et allons nous laver avant que la noirceur ne s’installe. La route nous rend très poussiéreux. Nous avons également le nez sec et la bouche sèche.

Bon… La douche rudimentaire installée à l’extérieur n’offrant que de l’eau froide, Ali fait un feu pour chauffer de l’eau dans un gros chaudron. Il divise ensuite l’eau dans 2 bassines et nous nous lavons dans la douche chacun notre tour. Nous aspergeons les filles et on gèle, car le vent est un peu frisquet. Mais l’eau est chaude et on en profite pour bien se laver, car on ne sait jamais où et quand sera la prochaine douche chaude… Vive l’aventure!

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Pour le souper, nos guides vont au village et nous, nous avons droit à un festin de rois sous un ciel étoilé! Il est 19h30, on nous installe par terre devant une belle petite table, et on s’assoit sur des coussins. Il y a des lanternes un peu partout et des chandelles sur la table. Nous sommes les seuls visiteurs. Comme on est bien!

On se sert dans des assiettes de bois : un ragoût de chameau (Sophie et Audrey nous disent : « Après le cochon d’Inde au Pérou de l’an passé, c’est au tour du chameau ! »), un riz pilau (africain), des patates dans le jus, tout simplement délicieuses, et 2 sortes de salades de chou, une chaude et une froide. Miam, miam!!! Audrey qui n’est pas une grande amateure de viande, se délecte avec le ragoût de chameau!

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Par la suite, nos guides reviennent et nous allons autour du feu. Ali nous raconte quelques faits intéressants sur les chameaux. Il est 21h30, les filles sont très fatiguées et moi aussi. J’en profite donc pour mettre un terme à la discussion, en prétextant que mes filles ont vraiment besoin d’aller dormir. Ben quoi, c’est pratique d’avoir des enfants dans des situations comme celles-ci!!!

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Nous dormons tous les 4 dans le grand lit, collés comme des sardines, emmitouflés dans nos « meat bags » et recouverts de 7 couvertures. Nous gardons même nos vêtements, car il ne fait pas chaud.

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Lundi 28 février 2011

Ma montre sonne le réveil à 6h30. Cette nuit, le froid a réveillé Sophie. Des chiens ont aussi jappé toute la nuit, et l’animal-écureuil d’Afrique a fait ses bruits de films d’horreur aussi. Je ne sais pas comment il s’appelle ni à quoi il ressemble, mais il crie comme les filles dans un film d’horreur… Bizarre… (Si vous en connaissez plus sur cet animal, écrivez-nous, car nous avons oublié son nom.)

Ibrahim, vivant à Mombasa, là où il fait toujours chaud, a pensé mourir de froid cette nuit! Il a fait 9 degrés. La hutte n’a pas de porte et il voyait les étoiles au travers du plafond de sa hutte. Il était désemparé de son aventure ce matin, et nous, on a bien ri! C’est sûr qu’il n’aimerait pas l’hiver du Québec…

On mange des crêpes avec du miel et des bananes. Et on boit un thé au lait chaud, étrange comme goût.

Il est 8h30 lorsqu’on part faire une randonnée de chameaux. Je dis « chameaux » mais en fait ce sont des dromadaires. Les filles se sont assises ensemble, mais elles n’étaient pas bien, alors on a installé Audrey avec Steve. Mais moi, j’avais trop mal aux fesses et après 30 minutes, j’ai laissé ma place à Audrey et j’ai marché. Non, mais c’est donc inconfortable des chameaux. C’est ma 3ème expérience et je vous confirme que c’est VRAIMENT INCONFORTABLE! Le dromadaire de Steve arrêtait toujours sa marche pour manger des cactus. Le chien Shiba nous a suivi et il a poursuivi une antilope à toute vitesse. Il se prenait pour un lion!

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Pour voir un résumé de notre expérience dans ce camp somalien:

Nous revenons au Camp rejoindre nos guides et repartons aussitôt pour 2 heures de route en direction du Parc Samburu.

Nous avons réservé un camping « spécial ». Il est tenu par des femmes seulement. Ces femmes ont toutes un passé douloureux: violentées par leur mari ou violées par des soldats, elles ont décidé de se regrouper pour promouvoir l’égalité, la démocratie et l’entraide. Elles en ont contre les mutilations génitales. Bref, elles veulent un monde meilleur. En 1990, 15 femmes qui en avaient assez de souffrir avec leur mari, ont abandonné leur maison et sont parties avec leurs enfants pour créer ce village: UMOJA, qui signifie « Unité ». Maintenant, elles sont une cinquantaine à y vivre. Pour en savoir plus: www.umojawomen.org . Nous avons hâte de les rencontrer.

Sur notre chemin, nous voyons d’immenses champs de blé qui appartiennent à l’aristocratie anglaise et à la famille du Président. Ces terres sont le grenier de l’Angleterre.

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Au loin, le Mont Kenya.

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Catégories : Kenya

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