Mardi 11 mai

Je vous écris présentement de la chaise longue de l’hôtel, avec le portable de la propriétaire Lucy. Mais avant d’arriver ici et de relaxer, cela ne s’est pas passé aussi facilement qu’on l’aurait souhaité…

Nous avons quitté Pisac vers 9h15. On s’approche sur le bord de la route et l’autobus qui va à Cusco passe au même moment. On lève la main et on embarque: 5 soles pour toute la famille et 45 minutes de route!

On prend ensuite un taxi pour se rendre à l’aéroport, 5 soles pour 15 minutes.

Notre avion était en retard de 4 heures, mais ils nous embarquent dans un autre avion! Ouf! On n’a attendu qu’une vingtaine de minutes avant l’embarquement! Yé!

55 minutes plus tard, nous revenions à notre point de départ, la trop grosse ville de Lima! Bruyante et stressante comme c’est pas possible. On déteste vraiment les grandes villes. Dépêchons-nous de sortir d’ici!

On prend un « Green Taxi », taxis officiels plus sécuritaires (seulement à Lima, car ailleurs tout était correct). 45 minutes dans le trafic pour aller au Terminal de bus, 45 soles. On constate que les prix peuvent varier beaucoup…

L’autobus partait dans 10 minutes! On n’attend pas beaucoup aujourd’hui!

Notre but est d’aller relaxer sur le bord de la mer, à 45 minutes de Lima. On a 3 options, toutes 3 étant à 10 minutes de distance, et on demande l’avis des chauffeurs de taxi, ils nous recommandent Punto Hermosa, alors on prend un billet et le chauffeur nous arrêtera en chemin, car la destination finale est Pisco. On lui dit qu’on ne sait pas où c’est, alors on se fie sur lui pour nous débarquer au bon endroit!!!

On a peur qu’il oublie, alors on vérifie toujours la route. Puis, on se fait finalement débarquer sur le bord de l’autoroute, et ça s’appelle « Organisez-vous! », car l’autobus repart assez rapidement.

Premièrement, on sécurise les enfants, en les traversant par-dessus la garde. On prend ensuite nos sacs à dos et, finalement, on prend notre courage à 2 mains et on part en direction de la mer.

On voit des maisons, mais pas de vie, pas d’auto. On voit 6-7 gars qui « gossent » sur un puits. Gosser : Tripoter, manipuler avec plus ou moins de difficulté, parfois dans un but plus ou moins défini et avec des résultats plus ou moins probants.  On passe devant eux et celui qui semble le moins louche nous offre ses services de taxi-moto. Je regarde Steve et on se dit discrètement: « Sa face a l’air correcte! » J’avoue que c’est un instrument de mesure plutôt approximatif, mais jusqu’à maintenant cela nous a bien servi!!!

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On lui dit qu’on cherche un hôtel avec piscine, il nous amène au seul hôtel qui en a une: Casa Barco. Superbe hôtel, mais beaucoup trop cher. 80$us et il n’y a pas un seul touriste et aucun resto aux alentours. Leurs déjeuners sont très chers, bref le proprio ne baisse pas son prix, on va voir ailleurs!  Notre chauffeur de taxi n’en revient pas que l’hôtel « refuse » des touristes si rares en cette saison hivernale. Il veut nous aider et nous amène chez un ami qui a un hôtel pour les surfeurs, mais c’est un dortoir qui pue, et on vise un peu plus de luxe pour terminer notre voyage…

En parlant avec lui, on comprend que ce sont ici des stations balnéaires pour les Péruviens. C’est l’hiver, c’est donc pour cette raison que tout est fermé et que nous sommes les seuls touristes en ville! On a l’impression d’être dans des villages fantômes. Tout est barricadé. Il n’y a pas de restos. Aucune voiture, pas de stress de klaxons…

Notre chauffeur est super sympathique et nous aide à réaliser la promesse qu’on a faite aux filles: finir le voyage avec une piscine! Il prend notre liste d’hôtels du village voisin, San Bartolo, et téléphone avec son cellulaire à plusieurs endroits pour vérifier s’ils ont des piscines. On finit par trouver « Los Delfines », à San Bartolo. La dame parle de 25$, cela vaut la peine d’aller voir!

Il ne peut venir nous reconduire avec sa moto qui trime dur pour nous transporter tous les 4 avec nos sacs! Il nous amène près de la route, pour nous organiser un taxi, mais on manque d’essence en chemin!  On est tout près de la route et passe un mini-bus qui s’en va à San Bartolo. 2 soles pour toute la famille et 10 minutes plus tard on embarque avec une autre moto-taxi qui nous amène à l’hôtel désiré! (on a donné 20 soles au premier chauffeur qui nous a beaucoup aidés!) Déjà, on voit une petite différence au niveau des restaurants ouverts, c’est plus rassurant.

La propriétaire de l’hôtel (qui est vide), Lucy, me montre sa chambre à 25$, mais cela fait vraiment pitié… Elle me montre une chambre un peu plus grande, mais ce n’est guère mieux. Elle doit bien percevoir mon découragement, car elle me demande si je veux une chambre plus grande. Et là, nous trouvons ce que nous cherchons! Un grand appartement qui comprend: une entrée, une grande salle de bains, une chambre avec un lit double et un lit simple et une tv, une autre chambre (et oui!) avec un lit double et grande porte vitrée avec un patio, table avec 4 chaises et 2 chaises longues. Et surtout, la vue sur la mer. Bon, on sent que la suite a déjà été très belle, mais elle est maintenant un peu défraîchi! Disons qu’un peu de rénovations, et ce serait le top! On accepte pour 50$ la nuit.  www.peruazul.com/publis/losdelfines.html

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Il est 17h00, on a faim. La femme prépare la chambre pendant qu’on va chercher un resto. Le village ici est moins tranquille que l’autre, même si nous avons l’impression de marcher dans des rues abandonnées. Il n’y a aucun touriste en vue, que des gens de la place. La seule femme que nous croisons nous recommande un resto en particulier et vient nous y reconduire!

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Le resto est vide, mais puisqu’il nous est conseillé, on est juste « un peu » stressé. Finalement, c’est très bon.

On revient à notre « suite » et les filles sautent sur leurs lits en écoutant la télé. Audrey trippe d’avoir une tv dans sa propre chambre et est folle comme un balai: « On va écouter la télé toute la nuit!!! »

On prend une belle douche chaude et on relaxe, chacun dans notre chambre jusqu’à 21h. Les filles n’ont pas voulu choisir chacune un lit, alors elles dorment ensemble dans le grand lit…

Mercredi 12 mai

Réveil vers 7h15. Il y a beaucoup de brouillard. Les vagues et le vent ont fait beaucoup de bruit toute la nuit. Nous sommes face à la mer, mais il n’y a pas de plage. L’eau frappe sur les rochers, donc c’est très bruyant. Lucy nous confirme que cela a été pire que d’habitude.

Vers 8h00, la voisine-cuisinière nous apporte le petit-déjeuner dans la chambre. Nous mangeons sur la terrasse comme des rois! Comme ça fait du bien de se faire servir ainsi! Les oeufs sont excellents!

Ensuite, Lucy et sa petite-fille de 10 ans nous invitent à marcher jusqu’à la plage avec leur gros chien. Nous les suivons et les filles en profitent pour se mettre en maillot. Même si l’eau est très froide, elles se mettent les jambes dans l’eau. Mais les vagues sont tellement immenses, que même les fins de vagues finissent par les arroser pas mal et à les faire tomber!!! Il fait chaud, les nuages se dissipent, le soleil sort de sa cachette.

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Il est 11h20, on se sépare et on va diner au resto. On en profite pour manger ce qu’on n’a pas encore eu le temps d’essayer: des chicharrones (du porc frit) que nous mangeons en entrée. Les filles mangent un spaghetti au poulet, et nous, un poisson avec du riz et des patates douces. Délicieux! Ça fait vraiment du bien de manger des aliments SAVOUREUX!!!

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On passe l’après-midi sur le bord de la piscine, qui finalement est trop froide pour que les filles s’y baignent plus que 2 minutes! Ce n’est pas grave, on fait les belugas sur le bord de la piscine et on « surfe » sur internet.

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La dame de l’hôtel prend bien soin de nous. Elle nous passe son ordinateur personnel. La voisine-cuisinière nous a préparé le souper que nous avons mangé doucement sur notre patio!!! Au menu, ceviche pour Steve et poulet pour les filles.

On n’a l’impression de ne plus être au Pérou. D’un côté, les montagnes désertiques et de l’autre, la mer!  On profite de nos derniers moments de vacances!

Jeudi 13 mai

Nous déjeunons sur le balcon après une bonne nuit de sommeil, bercés au son des vagues!  Nous relaxons jusqu’à midi sur le bord de la piscine et sur le bord de la mer. Nous regardons les surfeurs s’amuser dans l’eau!

Nous prenons un taxi vers 13h30 pour l’aéroport de Lima. Steve en profite pour raffiner son espagnol avec le sympathique chauffeur.  Départ à 17h40 pour le Québec! Adiós amigos!!!

Merci Pérou pour tous ces beaux moments. Encore un voyage extraordinaire à mettre dans nos souvenirs. Cette fois-ci, nous avons poussé plus loin notre besoin d’aventure et cela nous a permis de vivre beaucoup plus d’expériences enrichissantes. Nos filles ont vu de plus près la manière de vivre des gens et nous avons constaté à quel point notre vie à la maison est belle et simple.

Ne manquez pas ma chronique sur L’inconfort du voyageur, un peu plus bas!

Catégories : Pérou

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