Myanmar: la rencontre d’un peuple

2018 : Voyage au Myanmar pour 3 semaines (20 février au 13 mars)

Pourquoi le Myanmar ou anciennement appelé la Birmanie?

• Pour visiter la plus belle pagode du monde qui brille de tous son or et vivre l’ambiance mystique de ce site religieux bouddhiste : Shwedagon Paya
• Pour aller à la rencontre des pêcheurs Intah qui manœuvrent habillement leur barque avec un seul pied et découvrir les jardins flottants sur les majestueux et paisibles lacs Inlé, Samkar et Pekon.
• Pour contempler en scooter le soleil se coucher sur les 3000 temples éparpillés dans la plaine de Bagan.
• Pour échanger avec les différentes tribus et découvrir leurs sourires contagieux.
• Pour explorer un pays merveilleux qui est encore peu visiter par les hordes de touristes.
• Pour découvrir leur merveilleux maquillage sur leur joue fait à partir de Thanaka.

Le Myanmar est un pays encore vierge, probablement l’un des plus secrets de l’Asie où il est facile de découvrir des lieux inédits et faire des rencontres inoubliables auprès des 135 différentes tribus ethniques que compose le pays. Malgré que c’est le plus vaste pays de l’Asie du Sud-Est, il est tout de même facile de faire le circuit classique (Yangon, Inlé, Bagan et plage) seul et sans guide. Même en effectuant le circuit de base, nous avons réussi à sortir des sentiers battus et trouver des endroits où nous étions parmi les premiers à découvrir. Le pays est très diversifié et nous avons hâte d’y retourner afin de repérer d’autres régions encore moins visités.

Sophie a 16 ans et Audrey 13 ans, ce n’est plus un voyage avec des enfants, mais un voyage avec adolescente. Nous entrons dans une nouvelle phase de voyage où nous avons chaque un su s’adapter et écouter les besoins des autres. Pour mettre un peu de piment et augmenter le niveau de difficulté, cette année, Sophie c’est cassée la jambe 4 jours avant notre départ. Ce n’est pas cela qui va nous empêchera de partir, viva l’Aventure!

Voici un résumé, en vidéo, de notre voyage au Myanmar…. vidéo à venir!

10 choses à savoir avant de partir au Myanmar

10 choses à savoir avant de partir au Myanmar

1. Le e-visa pour touriste
Si vous voyagez en Birmanie, vous devrez obtenir un visa touriste qui est valable pour 28 jours. Vous avez 2 possibilités pour ce visa, soit le faire à l’ambassade, soit le faire sur internet.

Il est désormais possible d’effectuer une demande de visa en ligne pour la Birmanie. evisa.moip.gov.mm
Le visa est faisable depuis chez vous, même si vous habitez au fin fond des bois. Il suffit d’avoir internet. Vous n’aurez donc pas besoin d’envoyer votre passeport ou de vous déplacer à l’ambassade. Il est très facile à faire pour ceux qui détestent remplir des papiers et faire des photos. Nous avons eu nos visas en 1 jour bien que le délai officiel soit de 3 jours ouvrables, c’est très rapide et simple.

2. Les dollars et les euros neufs !
Vous allez entrer dans une autre dimension avec la gestion des devises étrangères. Tout le monde est paranoïaque quand ils reçoivent de l’argent US ou Euro. Première condition, il vous faut de l’argent neuf 2006 et plus. Ensuite, l’argent doit être impeccable, quand je dis impeccable, c’est vraiment impeccable, comme s’il sortait de l’imprimerie à billets, c’est à dire des billets sans pliures, ni marques de stylo ou taches. Cela peut paraître capoté, mais c’est comme ça, si votre billet est plié moindrement on ne vous le prendra pas…donc imaginé s’il y a une petite déchirure, c’est non, non!  Toutefois, leur argent à eux, ça c’est pas grave, lui il a le droit d’être dans tout ses états…et il le sera!  En passant, il est facile de se procurer de l’argent local dans les guichets automatiques et plusieurs endroits acceptent la carte de crédit, toutefois ils risquent de prendre 2% additionnelle pour couvrir leur frais de commission.

3. Destination plus cher que les pays voisins
Nous avons trouvé que la Birmanie était plus onéreuse que les autres pays voisins. Surtout au niveau des hôtels, ne comparez donc pas ce que vous avez pour 50$ au Cambodge et/ou en Thaïlande et/ou Inde avec la Birmanie, c’est vraiment pas comparable. Attendez-vous à payer plus cher, mais le pays reste tout de même abordable comparablement à l’Europe ou au USA ou Canada…rien à voir!

4. Bettel nut et les dents rouges
Vous allez rapidement comprendre que la noix de bettel au Myanmar c’est pratiquement leur sport national. La plupart des hommes et aussi des femmes passent beaucoup de temps à “chiquer” un produit qui va rendre leur salive rouge et qui va tacher leurs dents. Sachez que le bettel s’achète un peu partout, c’est des petits vendeurs dans la rue qui font systématiquement des petits paquets avec des feuilles. La noix de bettel est en fait un excitant naturel, c’est leur Redbull! Si vous osez essayer, sachez que cela fait énormément saliver et qu’il ne faut surtout pas avaler. En général, la feuille contient du bettel, du tabac et quelques produits naturels (mais pas trop certain du troisième élément, car c’est comme une colle blanche).

5. Le Thanaka
Le thanaka est une pâte ‘’cosmétique’’ blanc-jaune d’origine produite à partir de l’écorce d’un arbre qu’on appelle collectivement comme « arbres à thanaka’’. Son usage remonterait à plus de 2000 ans. La Birmanie se distingue des autres peuples de la région grâce à cette poudre qui sert de maquillage unique et qui les caractérises. Outre sa fonction cosmétique, le thanaka procure une sensation rafraichissante, protège de la brûlure du soleil, aide à lutter contre l’acné et rend la peau douce. Essayez-le lors de votre visite. Le thanaka est traditionnellement vendu en petits rondins et aujourd’hui aussi sous forme de pâte ou de poudre que l’on retrouve dans tous les marchés locaux. La crème de thanaka est faite en râpant le bois de l’arbre avec un peu d’eau sur une pierre circulaire.

 

6. Les longyis
Les longyis représentent le vêtement traditionnel des birmans, où que vous soyez dans le pays vous verrez de nombreuses personnes porter le longyi. Les hommes portent généralement le longyi avec une chemise ou un t-shirt, tandis que les femmes portent des ensembles de toutes les couleurs qui sont souvent magnifiques ou souvent style pyjama qui vous feront rire. Bref, les longyis c’est très pratique, car on peut facilement l’enfiler lorsqu’on visite un temple et retrouver ses shorts après la visite!

7. Il faut se couvrir les épaules et se déchausser partout
Héritage du bouddhisme et coutume de la société birmane, il est d’usage à ce déchausser partout surtout quand vous rentrez chez quelqu’un, quand vous entrez dans l’enceinte d’une pagode, sur les temples de Bagan, etc… Dans la religion bouddhiste, les temples sont des lieux porteurs de vibrations pures de champs magnétiques et électriques à énergie positive. Les temples ont été construits de manière à ce que le plancher soit bon conducteur de ces vibrations positives leur permettant de passer à travers nos pieds pour atteindre notre corps et notre esprit. Il est donc nécessaire de marcher pieds nus pendant que vous entrez dans le temple afin de sentir cette énergie positive. Une autre raison, c’est que les chaussures sont utilisés partout donc ils ont tendance à obtenir toutes les impuretés comme la saleté et les germes ce qui est source d’énergie négative. Ils veulent alors protéger l’environnement pur du temple et sa source d’énergie positive.  Même Sophie qui avait une cheville cassé a dû enlever sa botte de marche pédiatrique pour visiter les temples et interdiction d’utiliser ses béquilles.  Elle devait emprunter la chaise roulante  »approuvé » par la pagode!

Il faut aussi couvrir nos épaules dans les temples, de même que les genoux…d’où l’importance d’avoir un longyis toujours prêt dans votre sac à dos de jour.

Il y a aussi tout plein d’autres NON, NON…comme: S’embrasser en public et tout spécialement dans l’enceinte d’une pagode, porter des tee-shirts trop échancrés sur les épaules ou sur le côté, toucher à un moine, marcher volontairement dans l’ombre d’un moine, toucher la tête d’un adulte, s’asseoir plus haut qu’un moine ou qu’une statue de Bouddha, s’asseoir sur une statue de Bouddha pour faire une photographie, tourner la plante des pieds vers quelqu’un (un moine ou une statue de Bouddha), s’interpeller ou crier dans les pagodes, garder ses chaussettes dans une pagode, ne pas serrer la main d’une femme, sauf si elle en prend l’initiative, et imaginez les maillots de bain trop sexy sur les plages….

8. Les motos sont interdites dans beaucoup d’endroits

Malheureusement, les motos sont interdites aux touristes dans plusieurs endroits au Myanmar:

Yangon : il n’y aura aucune moto, c’est interdit pour tout le monde donc c’est voiture, voiture et encore voiture. Pas de tuk-tuk non plus!
Bagan : les motos sont interdites aux touristes, toutefois, il est possible de louer des E Bikes qui sont des scooters qui fonctionnent à l’électricité.
Lac Inle : ici aussi, il est interdit aux étrangers de louer des motos, c’est donc le vélo si vous souhaitez explorer les environs du lac.

9. Volant à droite et voiture (et oui) à… droite !
C’est quelque chose de très troublant et unique, mais au Myanmar les volants sont à droite et les voitures sont aussi à droite. Un peu fou comme concept, mais surtout dangereux. Il faut être un champion du monde pour pouvoir conduire en Birmanie, car lorsqu’on veut doubler une voiture, on ne voit rien. Il faut faire confiance à la vie! Pour les autobus, ils sont deux conducteurs, celui qui tient le volant et l’autre dans la porte qui dit s’il peut dépasser ou non.  En plus, la largeur des routes sont aussi larges que pour une voie de circulation.  Lorsqu’on rencontre il faut mettre ses deux roues dans l’accotement en terre.  Quand la route est plus large, ce sont les éléphants qui sont dans le chemin!

 

10. Pays du Chinlon, mais aussi du volleyball
Chinlon appelé « cane ball » en jargon anglo-birman, est un sport traditionnel birman qui se joue au pied à l’aide d’une balle de rotin tressé de 12 cm de diamètre. Le but du jeu est de frapper la balle le plus souvent possible à l’aide de ses pieds ou têtes (pas les mains). Pour complexifier le tout, les Birmans jouent avec un filet comme au volleyball. Le volleyball est aussi très populaire au Myanmar, nous avons eu la chance de jouer avec les locaux.

 

Le Myanmar: un vol toujours trop long

Jour 1 et 2

Notre voyage annuel en famille va bientôt commencer. Petit défi supplémentaire cette année : 4 jours avant notre départ, Sophie a glissé sur la glace en sortant de l’autobus et s’est fait une grosse entorse à la cheville. Elle a également une mini fracture dans l’os. Résultat : elle voyagera avec une botte orthopédique et des béquilles!

Nous partons de Québec à 11h00. Escale à Montréal. Départ pour Pékin à 15h00. Arrivée 12 heures 30 plus tard. Nous repartons presque tout de suite pour le Myanmar. 6h00 plus tard, la destination finale se pointe enfin le bout du nez. Il est minuit, nous sommes fatigués, mais ça se passe très bien. À chaque escale, nous avons le service « chaise roulante avec pousseur officiel » qui nous attend. Nous dépassons dans la file d’attente à Pékin et nous avons une ligne spéciale au Myanmar. Il y a au moins quelques avantages à voyager avec une handicapée!

Notre sortie de l’aéroport se fait sous les premiers regards des Birmans. Sophie est observée de tous les côtés, et ce, sans aucune subtilité! On sent déjà que nous ne passerons pas inaperçus! Les béquilles nous empêchent de nous fondre dans le décor…

Nous prenons un taxi et 30 minutes nous arrivons à notre hôtel. Petit détail, la chambre familiale réservée est au 7ème étage ET il n’y a pas d’ascenseur! Premier défi sportif pour Sophie. Heureusement qu’elle a déjà eu des béquilles, qu’elle est souple et en forme. Elle fait ça comme une pro!

la Pagode Shwedagon une merveille

Jour 3

Premier matin au Myanmar, nous prenons un déjeuner Birman : riz aux légumes, petits maïs, chou-fleurs. C’est excellent!

Nous partons en taxi pour découvrir le Quartier Chinois. Comme c’est le Nouvel An, il y a des lanternes rouges suspendus dans les rues. C’est magnifique.

 

On entre dans le marché et c’est le zoo tellement qu’il y a du monde.  Sophie doit circuler au travers de cette masse humaine avec ses béquilles!

Ensuite, nous allons au Quartier indien.  Ce qui nous frappe dans le marché, c’est le peu d’espace pour circuler et les camions de livraison qui viennent déranger les kiosques aux 10 minutes. Les femmes qui vendent leurs légumes au centre de la rue doivent se dépêcher d’enlever leurs items en hauteur. Elles laissent les légumes et autres articles moins volumineux au sol afin de laisser le véhicule passer par-dessus! Ensuite, elles s’empressent de replacer le tout comme si rien ne s’était passé. Incroyable mais vrai.

Et comme dans tous les bons marchés locaux, il y a toujours de superbe produits frais.

Tu a s le choix des produits, comme la poule vivante ou

La poule déjà prête!

C’est un début difficile pour Sophie qui doit s’adapter avec ces béquilles au condition de la Birmanie. Il fait très chaud (36) et Sophie commence déjà à avoir des ampoules dans les mains. Nous lui achetons des débarbouillettes en chamois que nous installons sur ces béquilles, cela devrait absorber un peu de sueur! On constate rapidement, qu’on devra nous aussi changer notre style de voyage. Il faudra limiter nos déplacements ou prendre des taxis ou trouver d’autres modes de déplacement. Pour augmenter un peu la difficulté, les rues sont tantôt troués d’obstacles ou bien bondé de monde.

Pour dîner, nous allons au très populaire et recommandé restaurant, le Rangoon Tea House. La bouffe y est excellente et nous nous régalons.

Nous en profitons pour demander de la glace dans un sac. Sophie allonge son pied sur la banquette pour lui permettre de faire désenfler sa cheville un peu.

Ensuite, les filles se reposent sur le banc à l’extérieur du restaurant, pendant que Steve et moi allons voir le Quartier colonial.

30 minutes plus tard, on reprend un taxi pour retourner nous reposer à l’hôtel. Ici, les bâtisses sont en décrépitude et il fait chaud. Contrairement aux grandes villes Asiatiques que nous avons visitées dans le passé, il n’y a pas de tuk-tuk, presque pas de motos non plus. Ce qui rend la circulation encore plus pénible.

Nous nous reposons un peu et je fais la gaffe de dormir pendant 2 heures. J’ai toute la misère du monde à me relever pour aller visiter la Pagode Shwedagon. Il est 16h00 et nous quittons notre hôtel en taxi en toute vitesse, car on ne veut pas manquer le couché du soleil et surtout la belle lumière pour les photos.

Arrivés au fameux temple doré, nous sommes contents de constater qu’il y a un ascenseur pour accéder au site.  Comme dans tous les temples Bouddhiste, il faut enlever nos sandales pour la visite. Sophie est même forcée d’enlever sa botte orthopédique…. une chance qu’elle n’a pas un plâtre. Et heureusement, il nous passe une chaise roulante! Super, nous ne devrions pas trop attirer l’attention… c’est ce qu’on croyait!!

En sortant de l’ascenseur, nous devons descendre une marche et voilà nous avons déjà le droit au traitement VIP avec l’aide des gardiens.

C’est Audrey qui pousse Sophie et tout le monde les regarde. Les plus effrontés les prennent en photo de près sans leur demander la permission. Les plus gentils leur disent : « You are beautiful ». Les plus mêlés leur demandent si elles sont des jumelles. Bref, les filles ont du fun pendant que Steve et moi prenons des photos de notre côté.

La visite est vraiment un coup de cœur. Le site est impeccable et l’or scintille sur toutes les statues. En fait, la pagode est recouverte de 27 tonnes de feuilles d’or et au sommet, le Hti est incrusté de 5448 diamants, dont un qui est de 76 carats. Et pour ajouter un peu plus de valeur, il y a aussi 2317 rubis, saphirs et autres pierres précieuses ainsi que 1065 clochettes d’or. La pagode a comme relique 8 cheveux de Boudha. Ce qui en fait un site hautement religieux pour les bouddhistes.

Un groupe de petites filles moines vêtues de tuniques rose pâle s’installent devant la pagode. Leur professeur les fait chanter. Les scènes pour prendre des photos sont sans fin.

Quand le soleil se couche, le site s’illumine et devient encore plus beau. L’idéal est donc d’y être de 16h30 à 18h30 pour pouvoir profiter des deux lumières.


La visite se termine quand nous avons faim. Nous retrouvons nos sandales à la même place que nous les avions laissées et nous prenons un taxi pour aller souper.

Nous mangeons une excellente pizza au Sharky’s. Nous prenons une bonne douche avant d’aller au lit et nous nous endormons très rapidement.

De surprises en surprises!

Jour 4

Aujourd’hui, l’aventure commence. Nous partons à 5h30 pour aller à la station de bus. Notre guide pour les deux prochains jours, Clement, nous y rejoint et prend l’autobus avec nous à 7h00. Pendant les 30 premières minutes, des séries de prières répétitives jouent à tue-tête dans les haut-parleurs. Les sièges de l’autobus sont durs et me font mal au dos. Les 5 heures de route sont longues. Heureusement qu’on nous présente 2 « excellents » films birmans pour nous distraire un peu.

Il est midi quand nous arrivons à Tangoo. Surprise no.1 : un chauffeur vient nous chercher. Nous pensions être seuls avec Clement. Surprise no.2: le chauffeur est avec sa femme et il n’y a que 5 places dans la voiture. On ne comprend pas trop comment nous allons faire le voyage… C’est là que la surprise no.3 arrive : le chauffeur et sa femme s’assoient dans la valise avec tous les bagages! Ben coup donc!

Clement ne semble pas très à l’aise dans sa conduite. Il nous emmène dîner au Mother’s House restaurant. On partage les mets tous ensemble : canard, poulet, légumes et riz. C’est excellent. On est toujours surpris de la qualité des repas pris dans des restaurants sur le bord de la route.

Il est 13h30 et c’est le temps de prendre la route. On va aux toilettes qui sont situées à l’extérieur. Sophie réussit à se faufiler à travers les scooters stationnés, les trous, les ponts faits en planche, les égoûts. Je l’encourage fortement, car on ne sait jamais où, quand et comment seront les prochaines toilettes!

Pendant ce temps, le guide décide de mettre tous nos bagages dans une toile et les installer sur le toit. Je pense qu’il veut se faire un peu de place dans la valise! Il donne un médicament à Sophie et à moi contre le mal des transports. C’est un pansement rond qu’on se colle en arrière de l’oreille. On n’est jamais trop prudent! Nous avons quand même 7 heures de route à faire dans les montagnes.

Finalement, Clement décide de laisser son siège au chauffeur et prend sa place dans la valise. Le voyage se passe très bien, à part qu’il y a encore beaucoup trop de klaxons à notre goût! Chaque fois qu’on rencontre un scooter ou un véhicule qui ne roule pas vite, il faut lui indiquer avec 3-4 coups de klaxons qu’on va le dépasser. Donc, ça en fait beaucoup. Contrairement à la ville, il y a beaucoup de motos et peu de voitures. Il y a aussi beaucoup de trous sur la route, donc ça brasse. La route asphaltée est juste assez grande pour une voiture et les rebords sont inégaux. Il faut se tasser souvent quand on rencontre et on frôle presque l’autre véhicule.

Sur la route nous croisons une forêt de  »Bettel nut ».  C’est très jolie, il nous faut une petite photo de groupe!

Après 3 heures de route, le ventilateur du radiateur surchauffe. La fumée sort du capot : surprise no.4! Heureusement, nous sommes tout près d’une source d’eau et des seaux sont à la disposition. Nous ne sommes pas les seuls à s’y arrêter pour arroser le radiateur. Plusieurs camions font la même chose. Cela nous rassure. Ce qu’on ne sait pas encore, c’est que le problème sera récurrent et que nous devrons refaire ce processus 3 autres fois. Cela ralentit énormément notre vitesse de croisière.

Un des endroits où nous arrêtons pour l’arrosage en règle se révèle être un endroit paradisiaque. Un coucher de soleil extraordinaire nous sourit : surprise no. 5. Malheureusement, cela est suivi par la surprise no.6 : quand nous rembarquons dans la voiture, il fait déjà noir et une gigantesque araignée de type tarentule sans poil passe entre les jambes de Steve sur le plancher arrière de la voiture. Il dit aux filles de ne pas bouger… facile à dire. On se dépêche de sortir et on crie à Clement de venir nous aider. Steve ne sait pas si elle est venimeuse, alors il s’abstient de la prendre dans ses mains. Je la vois et je ne la quitte pas des yeux. L’important est de ne pas la perdre de vue! Surtout pas! Et c’est là que les surprises no.7 et no.8 surviennent une après l’autre : nous la perdons de vue ET nous ne la retrouverons pas. Sous nos regards effrayés, le chauffeur et Clement ont beau vidé toute la voiture, virer les sièges à l’envers, sortir le pneu de secours, lever les tapis : plus de trace de la bête! Nous sommes au milieu de nulle part. On n’a pas d’autres options. Il faut prendre notre courage à deux mains et reprendre place dans la noirceur de la voiture. Il faut se dire qu’elle a sûrement peur de nous et qu’elle ne reviendra pas. Malgré tout, on n’ose plus bouger de peur de toucher l’araignée. Nos bouteilles d’eau qui sont à nos pieds, restent à nos pieds!

La fatigue commence à nous gagner. La route semble interminable. Nos yeux se ferment doucement. Le décalage horaire nous fait dormir un peu. On oublie l’araignée.

Il est 21h00 quand nous arrêtons souper. La civilisation se fait rare, nous sommes contents de trouver un restaurant. Il fait froid et on demande à notre guide de descendre les bagages pour qu’on puisse prendre nos chandails chauds. Nous allons aux toilettes, qui sont encore trop loin. Pour Sophie, c’est presque toujours une course à obstacles!

Après un bon repas, nous repartons pour un autre 2 heures de route. Le chauffeur et Clement ont acheté une chaudière sur la route. Ils ont également rempli plusieurs bouteilles avec de l’eau : nous sommes donc auto-suffisants!

La conduite de nuit n’est pas évidente : aucune pancarte, aucune ligne sur la route. On rencontre des buffles sur le bord du chemin. Bref, nous sommes tellement fatigués que nous nous rendormons et essayons de ne pas trop penser à tout ça!

On finit par arriver à notre destination finale : la maison sur pilotis d’une femme au long cou. La noirceur est totale. Pas d’électricité. Nous avons l’impression d’être dans un champ. Clement va cogner à la porte et la propriétaire nous laisse entrer. Il faut monter l’escalier-échelle. Pas facile pour Sophie, mais elle n’est pas à un défi près. Surtout, après 15 heures de route.

Maria habite avec une de ses filles, Santa. Elles préparent un thé sur le feu qui brûle déjà. Une forte odeur de fumée remplit la maison. Il fait froid dans la maison.

On comprend rapidement que nous dormirons par terre, directement sur les planches de bois. Même si on s’en doutait, cela se révèle quand même être la surprise no. 9. On nous donne chacun 2 grosses couvertures. Nous allons aux toilettes dans la petite cabane dehors. Sophie s’abstient, car la tâche est beaucoup plus ardue pour elle. C’est un trou et elle ne peut pas se tenir sur sa jambe blessée, donc elle ne peut pas s’accroupir. On gèrera ça demain matin!

Il est minuit, nous ne sommes plus fatigués, mais il est temps de dormir. Nous gardons tous nos vêtements, sauf notre manteau. Nous avons apporté nos petits sacs de couchage en coton et les utilisons. Nous nous allongeons sur le plancher. La douleur est assez instantanée. Les filles n’en font pas trop de cas, mais pour les parents, c’est plus difficile.

Nous éteignons nos lampes frontales et fermons nos yeux. Nous pensons tous la même chose : « Heureusement qu’il est tard, le supplice ne durera pas trop longtemps! »

Une nuit chez les Kayans

Jour 5

La nuit dans l’odeur de fumée et le froid a été plutôt difficile. Nous avons gelé malgré les couvertures chaudes. Nous les avons même mises sur notre tête toute la nuit, cela nous empêchait de respirer la fumée et nous protégeait du froid. Avec toute cette boucane, nous n’avons pas vu de moustiques!

Il est environ 6h00 quand la vie DANS et SOUS la maison commence. On a hâte de voir où nous sommes et avec qui exactement! On entend des cochons, des poussins, des coqs. On se croirait à la basse-cour. Les cochons sont sous la maison et les poules avec leurs poussins se promènent tout autour.

Santa a fait un feu à l’extérieur. Les voisins et leurs enfants viennent s’y réchauffer.  On apprend que ce sont tous des membres de la même famille.

Je vous présente Maria, elle a 75 ans et elle vie avec ses enfants et petits-enfants.  Tous habitent dans les maisons autour. Au total, incluant ses enfants et arrières enfants, ils sont 45 personnes.

La lumière du matin est superbe. En sortant dehors, nous constatons que nous sommes dans un petit village: Salong Kana. On voit les montagnes au loin, la terre est orangée et il y a de la fumée qui enveloppe l’atmosphère paisible. Nous retrouvons notre chauffeur et sa femme. Ils ont dormi dans l’auto. Avec ou sans l’araignée… on ne le saura jamais!

Avant de déjeuner, nous partons faire une première visite avec Clement à la rencontre des gens. C’est encore un exploit pour Sophie de se promener dans les champs. Clement la porte un peu sur son dos pour traverser les grandes distances. En chemin, nous arrêtons acheter plusieurs bouteilles d’huile de soya pour remettre aux gens en guise de présent pour leur hospitalité.

On quitte la petite boutique et nous croisons une femme girafe qui laboure son champ. Clement lui explique notre visite et elle nous invite chez elle rapidement. Juste avant de la suivre, nous essayons la technique de la bèche pour l’aider un peu dans sa tâche quotidienne. Nous arrivons chez elle. Elle nous présente sa maison et nous offre le déjeuner. Poliment, nous goûtons le poulet froid avec quelques nouilles chaudes dans un bouillon fade. Clement s’empresse de finir l’assiette que nous laissons peut-être trop pleine à son goût.  Aussitôt terminé, elle nous offre son vin de riz et millet, servi dans un pot en grès noir. D’ailleurs, elles sont toutes très fières de leur recette de vin. Le vin est un breuvage quotidien pour eux. Même les enfants en boivent. Le riz et le mélange de millet sont déposés dans de gros barils en grès afin d’y être fermentés. Ensuite, elles viennent prendre une portion de ce mélange solide qu’elle dépose dans un plus petit pot de grès. Avant de le servir, elles y versent de l’eau chaude. L’eau prend le goût de ce mélange de riz et millet et devient du vin chaud. Elles glissent une paille en bois et on siphonne le contenu. Ça goûte le vin chaud du Carnaval de Québec.

Elle nous parle de sa vie et comment la nouvelle génération est paresseuse. Les filles se regardent et nous disent : « Si elle trouve qu’ils sont paresseux ici, imagine ce qu’elle penserait des jeunes chez nous! »

C’est là que nous constatons que notre guide est très familier avec les gens de ce village. Il nous dit que c’est comme sa deuxième famille et ça paraît. Tout le monde l’aime. Il est souriant, drôle, attentionné envers tout le monde. Nous sommes chanceux de l’avoir trouvé.

Nous repartons de la maison de Pi Pohl, le cœur heureux. Quel belle rencontre.

Il est temps de déjeuner. Nous nous rendons dans la pièce où nous avons dormi. Elle veut que nous nous asseyions sur des bancs qui ne sont presque pas plus hauts que le plancher. Nous préférons nous asseoir par terre, par manque de souplesse. Sur la petite table, elle dispose des plats que nous partageons avec notre guide : riz, légumes et morceaux de poulet sans poulet! Elle nous sert du thé dans des tasses de plastique un ti-peu sales et nous en buvons du bout des lèvres. C’est quand même très bon. Ah, oui, ici aussi on doit goûter à sa recette de vin de riz.

Les filles jouent avec les enfants dehors. Elles leur font chanter l’ABC en anglais. Certains la connaissent un peu. Nous leur présentons des photos de chez nous et leur parlons du Canada. Nous pouvons communiquer avec eux grâce à Clement et cela fait un échange plus intéressant que si nous étions seuls. Ils ne parlent pas du tout l’anglais. Nous en profitons pour donner aux enfants des jouets, des boites à bijoux et des vêtements chauds que nous avons apportés. Ils sont vraiment heureux. Clement nous dit qu’ils les porteront pour aller à l’église dimanche.

On repart à l’aventure, en route nous croisons une autre famille, nous parlons avec eux et elle nous invite chez eux plus tard.  Nous en profitons pour leur remettre un petit pot d’huile.

Nous repartons visiter d’autres maisons. Clement est très à l’aise à s’inviter chez les gens. Il entre comme si c’était chez lui!

Nous rencontrons Bi May, 60 ans, joueuse de guitare. Elle nous pousse même une chansonnette.

Elle a quelques bracelets en laiton sur son balcon qu’elle peut vendre. Sophie en choisit un pour 5$. Évidemment, elle veut absolument nous faire goûter son vin de riz. Clement insiste beaucoup pour que nous y goûtions. Chacun notre tour, nous mettons notre bouche sur la paille en bois et prenons une petite gorgée. Elle nous fait visiter sa maison.  Nous lui montrons des photos de la neige et échangeons longtemps avec elle. Heureusement que Clement connaît leur langue, car elle est différente du Birman.

Ensuite, nous allons dans un champ où les femmes tissent des toitures avec de longues feuilles. Pi Tyan, une des femmes girafes, propose à Audrey de prendre sa place. Elle nous explique qu’elles doivent remplacer le toit aux 4 ans. Clement l’essaye à son tour, mais en s’assoyant, il casse la planche sur laquelle elle s’installe pour travailler. Tout le monde rit!

C’est l’heure de partir, mais Pi Tyan ne peut s’empêcher de nous offrir du vin. Toujours dans un pot en grès, toujours avec la même paille pour tout le monde! C’est gênant de toujours dire non, alors on reprend une gorgée.

Sophie est fatiguée et nous repartons. On la porte tous un peu sur notre dos pour lui permettre de sauver des pas. Les béquilles, ce n’est pas fait pour faire de longues randonnées! Il ne faut pas trop exagérer.

On revient à la maison. Clement nous indique que le chauffeur est parti reconduire sa femme et reviendra vers midi. Drôle de décision. Évidemment, à midi, il n’est pas là. Nous nous reposons en l’attendant. Clément nous demande si on veut retourner voir d’autres gens du village, mais nous sommes très satisfaits de notre journée et préférons profiter de notre hôtesse Maria chez qui nous avons passé la nuit.

Il est 14h00 et notre voiture arrive. Nous faisons nos adieux le cœur gros. Maria prend la peine de nous saluer chacun notre tour. Elle nous tient la main et nous souhaite du bonheur et une longue vie. Elle nous dit qu’elle est très heureuse d’avoir eu la chance de nous avoir dans sa maison. C’est très solennel et je verse quelques larmes. Malgré leur condition de base, ils sont heureux, souriants et généreux. Leur bonheur est contagieux et c’est là que je me dis que le bonheur n’est définitivement pas monétaire.

Nous prenons le temps d’aller faire nos adieux aux gens qui sont dehors à la maison d’à côté. Encore une fois, les émotions sont au rendez-vous. Toute une belle gang qui vivent ensemble et qui s’entraident. Ils sont beaux à voir. Ils rient de bon cœur.

Nous reprenons la route le sourire aux lèvres et surtout, conscients de la chance que nous avons de les avoir rencontrés.

En chemin, nous croisons un très beau temple perché sur une colline.  Nous arrêtons prendre une photo et reprenons notre chemin.

Nous arrivons au village de Deemawsoe (Demoso) et arrêtons à une célébration d’ordination de prêtres. C’est une grosse fête pour le village qui est catholique. Fanfare, chant et danse traditionnelle sont au rendez-vous. On constate rapidement que nous devenons l’attraction de la fête. Tout le monde nous regarde et les gens veulent venir nous parler ou nous prendre en photo. Clement nous présente à plein de gens qu’il connaît, même au frère du futur prêtre. Il est très fier de leur dire que nous venons du Canada. Il faut dire que cette région n’est ouverte aux touristes que depuis 2013, donc il reste encore beaucoup de Birmans qui n’ont jamais vu de gens de race blanche. D’ailleurs, ils nous trouvent très blancs et nous disent que nous ressemblons à des bébés chinois naissants! Rien de moins! Ils veulent nous serrer la main et sont tous heureux quand nous acceptons.

Plus loin, au bord du lac, nous voyons un éléphant et Clement décide qu’on arrête le voir. Il paye pour que Sophie puisse le nourrir avec un melon d’eau. Ensuite, il lui propose de se faire donner un gros bisou d’éléphant. Sophie accepte sans trop savoir à quoi s’attendre. L’éléphant s’avance et lui offre un énorme bec gluant avec sa trompe, comme si on lui aspirait la joue. Malgré sa joue boueuse et dégoulinante, ce baiser vient de faire sa journée. Clement lui offre quelques sous pour donner à l’éléphant. Elle tend l’argent vers sa trompe, qui lui, le prend et le redonne à son cornac. Pour la remercier, l’éléphant lui fait une belle danse de révérences. Sophie est aux anges!

C’est l’heure de souper et nous prenons notre dernier repas avec Clement et le chauffeur. On rit beaucoup, il est tellement drôle. Les morceaux de poulet sans poulet, lui, il les mange! Après le souper, ils nous déposent dans un hôtel et nous saluent pour une dernière fois. Merci Clement pour cette expérience inoubliable!

Un petit coin de paradis

Jour 6

Ce matin, nous nous réveillons dans le village de Loikaw.  Notre hotel: Nawaday Hotel était bien situé et nous avons bien dormi, surtout après notre nuit chez les femmes girafes.  Au sommet de l’hôtel, il y une superbe terrasse er nous mangeons comme à la maison. Il y a des crêpes et du beurre d’arachide.

Steve avait trouvé sur Internet qu’il était possible de transiter de Loikaw jusqu’au lac Inlé via le Lac Pekon et le Lac Samkar.  C’est ce que allons faire ce matin.  Le chauffeur de notre futur hôtel se pointe au Nawaday Hotel pour venir nous chercher. Nous prenons la route vers 9h00 avec notre chauffeur qui ne parle aucun mot d’anglais.  La route est en construction et il n’y a qu’une seule voie de large.  Lorsque nous rencontrons d’autres voitures, il faut mettre les deux roues sur l’accotement.  Belle cascade!

 

Après une heure, nous arrivons sur le bord du lac, à Pekon, où nous poursuivrons en bateau. Comme nous partons d’un endroit moins visité, nous sommes les seuls touristes ce matin. Les regards sont sur nous et Sophie attire l’attention. À bien y penser, elle est probablement la seule touriste en béquilles au Myanmar! Qui part en voyage en béquilles?!?

En voyant Sophie, notre chauffeur approche son bateau-pirogue le plus près possible. Elle doit quand même se promener sur des longues planches de bois branlantes sous la supervision de Steve.  Une personne vient à notre rencontre sur le quai et nous devons payer notre droit d’entré sur le Lac Inlé (K12,500/pers.), donc pas moyen de s’en sortir!

Nous sommes bien installés sur 4 chaises alignées l’une en arrière de l’autre. Nous avons des coussins, des couvertures, des parasols, des bouteilles d’eau et des vestes de sauvetage. Nous sommes bien équipés, mais c’est moins propice à la discussion! Surtout que le moteur fait un bruit d’enfer.

 

Nous voyons nos premiers pêcheurs traditionnels, des petits villages le long du lac, des pagodes dorées.

Après une heure, nous arrivons au Lac Samkar et voyons notre village au loin. Je vous donne son nom et vous allez voir qu’il est très facile à retenir : Lwe Nwe Phayartaung Yay Seik. Je pense que c’est 100 points au Scrabble.

Quand nous apercevons notre hôtel sur pilotis, nous comprenons rapidement que nous serons au paradis. Bienvenue au Inle Sanctuary Hotel. Steve l’a déniché en fouillant sur Google Earth. Il cherchait un hôtel à l’écart, on l’a! Il est ouvert depuis un an, il y a seulement 7 bungalows et c’est le seul du village.

Le propriétaire Aung Min de la tribu Pa-O vient nous accueillir avec un grand sourire. Sophie doit encore franchir plusieurs étapes avant d’accéder au quai principal. C’est presqu’un parcours de American Ninja Warriors!

Nous visitons notre bungalow et sommes éblouis. Des lits pour tout le monde (les filles étaient supposées partager un lit simple…), des pantoufles blanches, des robes de chambre, un patio avec 2 chaises longues, une douche avec fenêtres qui donnent sur le lac. Bref, un coup de cœur assuré.

Pour le menu de leur restaurant, nous mangeons ce que la femme du propriétaire cuisine. Un seul menu et c’est parfait comme ça, on ne se casse pas la tête à savoir ce qu’on va manger. Ce midi, nouilles aux légumes.

Dans l’après-midi, nous prenons du temps pour relaxer et apprécier la tranquillité de l’endroit. Nous planifions des massages pour la soirée. À 10$ de l’heure, ce serait difficile de s’en passer.

En fin de journée, c’est le temps pour le premier vrai compromis de Sophie. Nous allons visiter le village à pied et ce ne sera pas possible pour elle. Il est proche pour nous, mais trop loin pour quelqu’un en béquilles. Sophie a droit à son massage pendant ce temps. C’est une technique de pressions sur les points de tension, par-dessus les vêtements. Le massothérapeute vient directement sur notre patio. Nous nous assurons que tout est correct avant de partir.

En marchant, on voit les gens travailler sur leur terrain, construire des maisons, faire leur lavage, nourrir leurs buffles. Leur vie quotidienne avec le soleil qui se couche au loin. Tous nous envoient la main et nous font de beaux sourires. On les salue en disant : « Mig la ba ».

Un peu partout, on voit de petits terrains de volley-ball. On arrête regarder des enfants jouer. Steve et Audrey vont se joindre à eux pour échanger quelques balles.

Plus loin, nous nous arrêtons jaser avec un groupe de femmes qui écalent des fruits comme on fait avec des arachides. Ce n’est pas long que plusieurs personnes se joignent à nous. Nous leur montrons des photos du Québec et de la neige. Cela nous aide beaucoup à communiquer avec les gens. J’ai droit à mon premier : « You are beautiful », adressé à moi et non à mes filles.

Nous poursuivons notre marche dans le village et arrivons à un autre match de volley. Cette fois-ci, il y a plus de jeunes et même des spectateurs. Ils ont environ 10 ans et jouent comme des pros. C’est vraiment impressionnant de voir leur niveau de jeu. Leurs passes sont superbes et ils font des attaques de fou, en plus les jeunes sautent au filet pour le bloc. Bref, c’est du haut calibre pour des jeunes de cet âge. Le filet est très bas et artisanal, mais ils ont du plaisir. Steve et Audrey se joignent à eux. Les jeunes n’ont pas l’air trop certain de vouloir une fille dans leur équipe, mais finalement, quand ils voient le talent d’Audrey, ils sont vraiment contents! Audrey a beaucoup de plaisir.

Le soleil est presque couché. C’est l’heure de partir, car nous n’avons pas apporté nos lampes de poche.

Il est 18h00, nous retrouvons Sophie qui a adoré son massage. Nous allons au restaurant. Ce soir, nous mangeons du poisson, du poulet, des tomates et du riz. Comme dessert, assiette de papayes, melons d’eau et bananes.

À 19h30, c’est l’heure de notre massage. Les 3 hommes arrivent, ils ne parlent pas un mot anglais, alors c’est le propriétaire qui nous organise. La technique est assez raide et Audrey n’apprécie pas trop son massage. Steve et moi, nous nous endormons vers la fin. Ils doivent même nous réveiller pour qu’on les paye! Ils partent et nous nous rendormons aussitôt.

Pour l’amour du volleyball!

Jour 7

Ce matin il y a un beau levé de soleil et de notre balcon d’hôtel nous avons le droit d’assister à la pêche matinal.  Nous voyons plusieurs pêcheurs du village qui déambulent devant notre bungalow.

 

Nous quittons notre bungalow pour allez prendre un délicieux déjeuner birman et partons faire une randonnée en vélo. C’est le deuxième compromis de Sophie. Elle en profite pour faire ses devoirs de mathématiques.

Nous louons des vélos pour 5$ (des Louis Garneau…un produit Québécois!) et prenons le chemin vers le village voisin, celui de la tribu Pa-O.

En route, nous croisons un beau champ de tournesols. Nous arrêtons admirer le tout, c’est tellement beau.

En arrivant au village, nous rencontrons une dame qui nous parle même si nous ne comprenons pas un seul mot de ce qu’elle dit. Elle continue de plus belle, alors nous nous approchons d’elle. Le temps de lui montrer des photos de la neige et de prendre une petite photo. Elle ne veut pas trop se faire photographier, car elle ne se trouve pas belle et qu’elle n’est pas maquillée. En tout cas, c’est ce que je comprends!

On continue notre chemin jusqu’au source thermale, le but ultime de notre rando.  Bon, un peu décevant.  Les gens utilisent l’eau chaude de cette source pour faire leur lavage.  Donc, il y a tout plein de savon qui libère du phosphore créant des algues dans l’eau. L’eau est définitivement impropre pour la baignade.

Nous retournons sur nos pas, la balade de vélo fut très intéressante et nous avons vu de beau payasage et fait de belle rencontre.  à notre retour, nous sommes accueilli par les filles du proprio.  Elles sont trop  »cute »!

L’endroit où nous avons loué les vélos, c’est également la station service de notre village, nous sommes loin d’une station service Exxon!  Et dans les bouteilles de vin, c’est définitivement pas un chardonay de la cuvé 2018, mais de l’essence.

Nous revenons à temps pour dîner avec Sophie. On explique au propriétaire que nous allons retourner au village en après-midi pour visiter le monastère et rejouer au volley-ball. Il voit notre enthousiasme et nous offre son auto pour que Sophie puisse avoir la chance de venir avec nous. Yé! Après avoir relaxé en après-midi, nous quittons vers 16h00 en Honda CRV et Steve s’amuse à conduire avec le volant à droite. Nous n’arrêtons pas de rire. Nous saluons les gens par la fenêtre. Imaginez 4 Blancs se promener en voiture dans ce micro village isolé, où nous sommes les seuls touristes. Le tour au complet doit faire seulement 1 kilomètre!

Nous gravissons la colline jusqu’au monastère et débarquons de l’auto. Nous nous retrouvons rapidement avec 500 paires d’yeux qui nous regardent. Un peu gênant! Nous cherchons à faire contact avec les gens pour trouver quelqu’un qui parle anglais et nous faire visiter les lieux.

Nous croisons le regard d’un moine adulte et lui demandons si nous pouvons visiter. Il nous emmène rencontrer le Monk principal. En fait, c’est le fondateur du monastère, Monsieur Ven. Thu Wona Phon PhongGyi.

Il a créé ce monastère afin d’éduquer les gens des campagnes qui n’avaient pas la chance de se rendre dans les grandes villes pour aller à l’école. C’était en 1993, lorsque le conflit régnait dans cette région. Ses débuts furent très modestes. En 2009, il a réussi à financer l’éducation pour 107 personnes. Maintenant, il a 1142 personnes, de 11 ethnies différentes, provenant de 300 villages, qui pensionnent dans ce monastère. Ils apprennent la discipline, l’honnêteté, la persévérance et la charité. En plus, ils reçoivent une éducation du primaire jusqu’au secondaire. Ils ont des journées très chargées. Cela débute avec le réveil à 4h30. À 5h30, c’est la prière. À 6h00, c’est l’éducation physique et à 6h30, c’est le déjeuner (riz). De 9h00 à 16h00, ce sont les classes. À 17h30, c’est le souper et ensuite la prière. Ils étudient ensuite jusqu’à 22h00… P’tite journée!

Trois jeunes femmes nous servent à manger et boire : avocats, chips birmane, papaye et thé. On discute avec le moine qui ne parle pas anglais et elles font la traduction. Avant de partir, il me dit que je ressemble à Angelina Jolie! Rien de moins!

Nous décidons de faire un don. Notre contribution servira à nourrir 55 personnes cette journée-là. Après 30 minutes, nous allons visiter les cuisines, la bibliothèque et l’usine de traitement d’eau potable. C’est d’ailleurs avec la vente de cette eau qu’ils financent le monastère. On termine avec la visite de la pagode et c’est l’heure de la prière.


Il est maintenant 17h00 et nous reprenons l’auto. Nous voulions présenter Sophie aux enfants rencontrés la veille, mais ils ne sont pas en action à leur filet de volleyball. Pas trop loin de là, il y a un autre groupe qui joue au volley. Ils sont plus vieux et le calibre est encore plus fort qu’hier. On prend le temps d’analyser le tout, car ils smashent assez fort. Il manque deux joueurs pour compléter l’équipe. Steve fait des signes pour expliquer qu’il veut entrer dans le jeu. Les gars acceptent rapidement. Et là Steve leur annonce qu’Audrey aussi va se joindre, même si elle est extrêmement gênée. Je la pousse un peu et elle y va. Les gars sont très sceptiques de voir une fille arriver sur le jeu. D’ailleurs, l’autre équipe rit et semble dire : « Ah! Ah! Vous allez avoir une fille dans votre équipe! »

Le meilleur joueur se prend la tête avec les mains en signe de découragement. Il faut mentionner qu’aucune fille ne joue au volleyball ici. Les filles du temple nous ont expliqué que les gars et les filles ne sont pas égaux au Myanmar et que les filles sont trop gênées pour pratiquer des sports.

Le jeu débute et Steve sert une passe à Audrey qui leur fait une belle attaque et compte un point. Oh! Les gars sont estomaqués. Le jeu repart et l’équipe d’Audrey fait encore un point. Là le jeu monte d’un cran et ça devient sérieux. Pas question de se faire battre par une fille. Ils échangent quelques points et c’est maintenant le tour d’Audrey de servir. Encore une fois, ils sont surpris de voir la force du service. Tout le monde rit et ils ont beaucoup de plaisir à jouer. Le soleil est couché, on ne voit pratiquement plus rien, mais personne ne veut arrêter de jouer. La noirceur totale arrive et là, pas le choix, il faut arrêter de jouer. Il est 19h00 et nous retournons à l’hôtel. Audrey est aux anges! Sa vie, c’est le volleyball! Et en plus, elle est fière de leur avoir montré que les filles aussi peuvent faire du sport.

Nous arrivons juste à temps pour le souper. Nous décidons de goûter au vin du Myanmar. Il y a un vignoble sur le lac Inlé, donc pourquoi ne pas essayer? Malheureusement, l’odeur ne laisse pas présager une bonne saveur et quand nous y goûtons, le vin semble bouchonné. Nous sommes un peu trop gênés pour le retourner, et c’est trop dégueulasse pour le boire. Steve ne veut pas laisser un verre plein et décide de jeter son verre entre les craques du plancher. Les filles pouffent de rire, car il y a plus de vin qui est resté sur le plancher que tombé dans l’eau. Heureusement qu’il fait très noir. Nous saluons les serveurs et allons-nous coucher vers 21h00.

Une autre belle journée au Myanmar!

Adieu à nos petits joueurs…

Jour 8

Déjà une semaine que nous sommes partis du Québec. Ce matin, nous avons encore la chance de voir els pêcheurs à l’oeuvre juste devant notre bungalow.  C’est vraiment intéressant de les voir travailler de ci-prêt.  Nous partons déjeuner, moi et Sophie nous aimons bien manger le déjeuner Birman tandis que Steve et Audrey eux prennent des crêpes au miel et lime!

Nous quittons vers 8h00, en bateau pour aller visiter un marché. Autour du lac, les marchés tournent entre 5 villages. Aujourd’hui, c’est le tour de Pekon. Sur notre chemin, nous apercevons encore plusieurs scènes de pécheurs. La lumière est vraiment belle.

Une heure de bateau plus tard, les cheveux au vent, nous arrivons sur les lieux. Le village est bondé de gens des différentes tribus des alentours, dont les PaO, Lisu, Intah, Shan, Palaung, Karen, Danu, etc. Les prises de vue pour les photos sont vraiment incroyables. Nous sommes les seuls touristes dans tout le marché.


Nous achetons différents produits locaux afin d’encourager les marchands, dont du thé, des fleurs, des fruits et des légumes. Nous les redonnons à d’autres gens que nous croisons sur notre chemin, ce qui nous permet de faire d’autres heureux.

Nous  croisons des moines qui viennent chercher leur nourriture sous forme d’offrande.  Tous les gens que nous voyons contribuent, même les plus pauvres.  C’est vraiment incroyable comment les gens sont généreux.

Nous réussissons à faire quelques photos portrait, malgré que c’est très gênant à faire avec notre Nikon et son Zoom.  Audrey et Steve prennent les commandes.

 

Il est 11h00, le marché commence à être moins animé, il est temps de repartir en direction de notre hôtel.  Nous devons refaire une autre heure de bateau.

En arrivant, nous donnons les fleurs que nous avons achetées à nos hôtes en guise de remerciement pour nous avoir passé leur voiture. Nous dînons et en après-midi nous relaxons dans notre chambre. Comme à l’habitude, Steve ne tiens plus en place après une heure sur le balcon et décide d’essayer le canot.  Il nous fait bien rire, car il réalise qu’il faut être bien agile pour tenir en équilibre sur cette embarcation.  Il réussi tout de même à bien se débrouillé.  Ses racines de ses ancêtres bûcherons explorateur canadien remonte en lui!

Vers 16h00, nous retournons avec le CRV du proprio pour une dernière visite du village.  Cette fois-ci, nous retrouvons les enfants qui jouent au volleyball que nous avions rencontrés le premier jour. Nous n’avons pas le temps de débarquer de la voiture qu’ils sont déjà au seuil de notre porte pour nous donner la main. Nous leur présentons Sophie et en deux temps, trois mouvements, Audrey est dans un match de volleyball avec eux. Sophie et Steve fond des manchettes avec un autre groupe et moi je me joins à eux après avoir pris quelques photos de la scène et donné des autocollants aux filles. Il y a environ une trentaine d’enfants de 5 à 15 ans. Ils veulent tous nous toucher et nous serrer la main. Ils ne sont vraiment pas habitués de jouer avec des Occidentaux.

Encore une fois, nous tentons de faire jouer des petites filles au volleyball. On leur envoie la balle, mais elles sont gênées et n’osent pas toucher le ballon, comme si elles n’avaient pas le droit de le faire. Enfin, il y en a une qui se décide, mais après deux touches, elle abandonne. Sa grande sœur, âgé de 16 ans, parle bien l’anglais et nous invite à visiter sa maison, Sophie et moi. Elle nous pose plein de questions, entre autres : « Qu’est-ce que vous mangez? » C’est gênant de leur dire que nous mangeons toutes les sortes d’aliments qu’il y a sur la Terre, quand eux ne mangent que du riz. Nous prenons conscience de cette grande différence. Surtout, que certains soirs de semaine, on ne sait plus quoi manger, car on a l’impression d’avoir fait le tour…

Nous retournons au volleyball et Steve décide de donner la chance aux plus petits (5ans) de jouer sur le terrain. Il leur fait des touches pour qu’ils puissent faire des attaques. Ils sont tellement contents de pouvoir jouer. Les petits garçons sont énervés, Steve les fait sauter dans les airs en tenant leurs mains : « Un, deux, trois, on saute! » Tout le monde veut le faire. Steve les prend tous en cercle et ils sautent en comptant en français, toute la gang en même temps. C’est trop drôle! J’oublie de vous dire qu’il y a plein de spectateurs autour de nous et dans les maisons autour. On met le party dans le village!

Le soleil se couche tranquillement et il commence à faire noir. C’est malheureusement le temps de rentrer. C’est le cœur gros que nous leur faisons nos adieux. Ils nous disent : « See you later », mais ils ne savent pas que nous ne reviendrons pas demain. Nous quittons ce moment magique en nous demandant si on ne devrait pas ajouter une nuit de plus ici pour revenir jouer avec eux. Mais nous savons qu’il serait difficile de reproduire cet instant et nous décidons de faire comme prévu et de partir demain matin.

Nous arrivons à l’hôtel dans la noirceur comme les deux derniers soirs. Nous prenons notre repas, mais sans coupe de vin cette fois-ci! Ce soir, le repas est délicieux et nous nous régalons. Dodo vers 21h30.

Du Lac Samkar au Lac Inlé

Jour 9

Ce matin, Steve et Audrey se lèvent à 6h00 pour aller pêcher avec Tai Lin, un homme de la tribu Intah. C’est un pêcheur traditionnel qui pagaie à une jambe et qui pêche avec un filet en forme conique. Ils sont l’emblème du lac Inlé.

Le soleil est superbe ce matin, le ciel est en feu!  Contrairement au autre matin où les montagnes étaient cachés par un brouillard.

Steve et Audrey prennent une deuxième embarcation pour suivre le pêcheur, car il n’y a pas de place pour 3. Le filet prend presque la moitié du bateau! Audrey est la photographe en chef. Elle immortalise cette magnifique scène avec le lever du soleil en arrière-plan. Elle explique même au pêcheur comment se placer pour prendre de bonnes photos!

Voici le truc de Audrey pour prendre ces photos magnifiques!

Vers la fin de l’activité, Audrey revient seule dans la pirogue pendant que Steve reste avec Tai Lin pour pêcher à la canne. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous ce matin. Pas grave, l’expérience a dépassé les attentes de Steve.

Il est 8h00. Nous prenons notre dernier déjeuner à cet hôtel. Aujourd’hui, nous nous dirigerons vers le lac Inlé. Nous faisons nos adieux au propriétaire Aung Min et sa femme. Nous prenons une photo officielle avec eux et quittons à 9h00 à bord d’une embarcation motorisée.

30 minutes plus tard, nous arrivons au village de Samkar. Ce sont de vieilles pagodes, certaines sont dans l’eau. C’est très joli. L’histoire dit qu’à chaque fois que le village avait une belle récolte, ils construisaient une pagode en guise de remerciement à Bouddha.

 

Nous débarquons de notre pirogue et visitons les lieux. Nous entendons des enfants jouer et crier. Nous lâchons la visite des pagodes et allons voir l’action. Les enfants chassent des serpents! Ils en ont déjà tués deux et ils sont en pleine chasse pour un troisième. Ils les attrapent avec des bâtons et les apportent dans une clairière. Ensuite, ils leur lancent des pierres, des briques et des morceaux de métal pour les tuer. Quand les serpents bougent encore, les enfants semblent apeurés et crient, mais en fait, ils s’amusent. Nous faisons le tour des pagodes, mais maintenant, nous nous méfions un peu des serpents!

Nous repartons en direction du village Thar Kong Pagoda, situé juste en face de Samkar. Là aussi, il y a des centaines de pagodes. Elles semblent plus récentes, mais elles sont juste mieux restaurées, car elles ont 500 ans. Elles sont perchées sur une colline et sont très belles. Les tons de blanc, de rouge, d’ocre et de doré font un superbe mélange de couleurs.

Notre chauffeur nos emmène voir un atelier de poterie. Nous sentons un peu l’attrape-touristes quand la femme commence à modeler toutes sortes de pots. Elle nous sert du thé et nous offre de la nourriture. À la fin, nous nous sentons un peu obligés de donner un pourboire et nous détestons ce genre d’activités. Comme notre guide avait l’intention de nous arrêter voir d’autres ateliers de ce genre : cigares, orfèvrerie et tissage, nous lui disons tout de suite d’oublier ces visites. Aucun intérêt pour nous.

Nous poursuivons pour 1h30 de bateau. Nous arrêtons dîner dans un restaurant sur l’eau près de Nan Pan et constatons rapidement que nous ne sommes pas les seuls touristes. Ça donne un choc! Nous étions habitués d’être seuls, et voilà que c’est terminé. La bouffe est excellente. Pour les dîners, nous mangeons presque toujours du poulet aux noix de cajous et du poulet sweet and sour. C’est trop bon et les recettes d’une place à l’autre ne sont jamais pareilles.

Nous repartons vers le Village flottant Ywama. C’est assez impressionnant. On a le sentiment d’être dans un village inondé. Nous prenons ensuite un embranchement qui nous emmène à une petite rivière.

Nous rencontrons beaucoup de bateaux comme nous, avec des touristes d’un peu partout. Le soleil frappe fort et la fatigue commence à se faire sentir. Je décide de mettre un peu de piquant dans notre après-midi! Sans le dire à ma gang, quand on rencontre des touristes, je me lève les bras dans les airs et je crie : « Wouhou! Wouhou! » Mes filles manquent de mourir de honte, mais quand elles voient le visage des touristes se dérider, elles décident (bon, je les force un peu!) d’embarquer avec moi. Alors, j’ai l’idée de faire la vague en criant pour voir l’effet que ça fait sur les gens! Certains font la vague eux aussi, d’autres nous saluent timidement, trop surpris de voir autant d’énergie exploser pendant une simple balade sur l’eau!

Nous arrivons à Inn Dein ou Inthein ou Indein même eux se mêlent en l’écrivant en anglais. D’ailleurs, les noms des villages ou des temples varient souvent à l’orthographe, il faut plus y aller au son. Encore une fois, ce sont des centaines de stupas multicolores qui s’appellent Shwe Inn thein Paya. Certaines sont bien restaurées et d’autres sont en ruines. Il faut gravir une petite colline pour y arriver. L’escalier qui nous y mène est doté d’un toit en teck, donc nous protège de la chaleur du soleil. Tout le long de ce chemin, c’est comme un marché aux puces de souvenirs. C’est la première trappe à touriste que nous voyons au Myanmar. De plus, les stupas sont les mêmes que celles vues au lac Samkar à Thar Kong. Nous sommes un peu déçus. Heureusement, Sophie et Audrey nous attendent en bas, assises sur un petit banc qu’un vendeur leur a passé.

En revenant au bateau, nous apercevons une Française qui vient de s’assoir sur un muret rouge fraîchement peinturé. Quand elle se relève, le derrière de son pantalon Columbia beige est rouge pompier. Comme dans La Guerre des tuques, elle demande à son mari de l’essuyer, car elle ne voit rien. Tant bien que mal, son pauvre mari essaie de la nettoyer. Mais il ne peut rien faire avec une serviette humide sur de la peinture à l’huile rouge… Outre que d’aggraver la situation. Il lui dit : « Chérie, il n’y a rien à faire. » Mais elle insiste vraiment et lui redemande d’essayer. Nous regardons la scène et nous sommes crampés. Nous prenons une photo « subtilement », pour capturer ce moment.

Il est 16h00, la lumière est à son meilleur et c’est le temps de continuer notre longue expédition. Notre dernière attraction consiste à passer dans les jardins flottants. Encore une fois, nous sommes très impressionnés. Cela ressemble à des champs entourés d’eau, ou des champs inondés, ou des champs sur l’eau. Bref, trop difficile à expliquer… je vous conseille d’aller voir par vous-mêmes!

Nous arrivons finalement à Nyaung Shwe vers 17h30, un peu exténués. Un chauffeur nous attend déjà, car c’est l’ami de notre chauffeur de bateau. Il parle super bien l’anglais et est très dynamique. Il s’appelle Thant Zin, alias Bluetooth, Pinch mou ou Red tooth, selon l’occasion. Je vous laisse deviner pourquoi!

Nous allons directement à un hôtel recommandé dans notre guide Lonely Planet (Trinity Family Inn) et trouvons une belle chambre dans un bungalow pour 3 et nous faisons ajouter un lit supplémentaire.

Nous avons entendu parler d’un restaurant Français, le French Touch et décidons d’y aller pour souper. Miam! Tout ce qu’on choisit est un vrai régal. On se gâte même avec un dessert au chocolat. Ça termine bien la journée!

Le festival de la serviette!

Jour 10

J’ai tellement bien dormi, que lorsque je me suis réveillée, je croyais que j’étais à la maison. Nous faisons la grasse matinée. Nous prenons un déjeuner birman avec des toasts et des jus de fruit.

Aujourd’hui, c’est le début du Festival de la pleine lune. Dans la culture bouddhiste, cela représente la Poya et c’est l’occasion de célébrer. Les jours de Poya, les magasins sont fermés, on ne boit pas d’alcool et on respecte un régime végétarien. Plusieurs personnes portent les vêtements noirs traditionnels pour l’occasion, ainsi qu’un foulard sur la tête. Ils commencent à se préparer le matin.

À 10h00, nous quittons avec Bluetooth pour visiter Khaung Daing. C’est un village où tout le monde est dans la fabrique du tofu. En route, nous traversons la campagne birmane et nous arrêtons à des Hot springs. C’est un endroit aménagé avec piscine et spa. Nous n’avons pas nos maillots et il fait un peu trop chaud, nous continuons notre route. 20 minutes de tuktuk qui brasse plus tard, nous arrivons au fameux village. Nous apercevons du tofu qui se fait sécher sur le bord de la route poussiéreuse. Miam, celui-ci sera sûrement assaisonné juste à point!

Notre chauffeur guide arrête son engin et nous débarquons pour débuter la visite du village à pied. Nous constatons que personne ne travaille et là nous nous souvenons que c’est la pleine lune, donc pas de fabrication de tofu aujourd’hui. Nous faisons toutefois le tour du village dans l’espoir de voir quelqu’un qui défiera les lois de Bouddha, mais non. Notre guide, nous explique tout de même le procédé de fabrication.

De retour à Nyaung Shwe, Thant Zin nous fait visiter le parc central, car c’est la journée du peuple Pa-O en même temps que la pleine lune. Il y a foule et les hommes comme les femmes sont vêtus de leurs habits traditionnels. Je qualifierais cet événement de : « Mets-toé une serviette s’a tête, pis viens fêter avec nous autres! ».

C’est l’heure de diner et notre ami nous dépose dans un restaurant italien. Audrey se régale bien sûr de pâtes. Il faut bien la faire manger cette petite!

En fin de journée, Pinch mou revient nous chercher pour nous apporter au vignoble Red Mountain. Nous avons droit au traitement VIP, car il nous transporte jusqu’au sommet de la colline. La vue sur la vallée du lac est magnifique. Nous marchons un peu sur le vignoble, puis nous nous installons sur la terrasse pour faire la dégustation. Nous essayons 4 sortes de vins : 2 rouges et 2 blancs. Comme à notre hôtel du Sanctuary Inle Hotel, le vin n’est vraiment pas bon. La première fois, nous pensions que le vin était bouchonné, mais là nous constatons que le vin n’est juste pas bien construit. Nous tentons de finir nos verres de peine et de misère en admirant le coucher de soleil. Heureusement, la vue est parfaite!

Nous retournons souper au French Touch, la bouffe est tellement bonne. La salade de poulet avec coriandre, menthe, basilic, oignons et tomates est sublime!

Steve sort du restaurant pour aller se laver les mains (oui, les toilettes sont toujours à l’extérieur des restos et c’est souvent une petite expédition dans le noir pour s’y rendre). Juste à côté du restaurant, il voit un endroit qui offre des massages. Il s’informe et elles sont sur le point de fermer. Elles lui disent qu’elles peuvent attendre la fin de notre souper, si nous avons un intérêt. Steve me présente le plan de match et nous acceptons l’offre sur le champ. Pour 8$, c’est difficile de dire non.

Nous terminons notre repas et passons dans la salle d’à côté. Il n’y a que trois masseuses et nous sommes 4, donc Steve et moi prenons un massage de pied de 30 minutes et Sophie et Audrey auront un massage du dos de 15 minutes chacune. Les massages sont formidables et nous sommes aux anges.

Nous retournons à la fête du village pour voir la Poya. Bon. Comment vous expliquer ça? C’est de la musique plate, des gens qui chantent faux et des gars chauds. Bref ça ressemble à la Fête de la St-Jean! Nous constatons rapidement que ce n’est pas l’événement du siècle et que ce n’est pas l’idéal pour une fille en béquilles. Nous retournons à l’hôtel et entendons la musique à tue-tête. Une belle nuit en perspective…

Petit train va loin

Jour 11

La nuit fut pénible. On avait l’impression d’être couchés directement sur les Plaines d’Abraham pendant le Festival d’été!

Ce matin, nous avons le train à prendre à 8h00. Notre chauffeur vient nous chercher à 7h00.

Nous arrivons à la gare de Shwe Nyaung après 30 minutes. C’est très original comme nom et surtout pas mêlant, car c’est le mot inverse de la ville Nyaung Shwe où nous étions. Nous achetons des billets de première classe pour la modique somme de 1$ par personne.

Pour ce qui est de la vitesse de notre train, je pense que si on échappe quelque chose par la fenêtre, on a le temps de descendre le chercher et remonter dans le train! Ça vous donne une idée. C’est plus pittoresque qu’autre chose. Les gens qui vivent près du chemin de fer s’amusent à nous saluer. Et ils ont toujours des beaux sourires.

Arrivés à la gare d’Aungban, nous devons faire une heure de taxi pour aller à notre destination finale : Pindaya. Nous nous faisons un peu avoir en négociant avec un homme de la gare qui a appelé quelqu’un pour nous. On a cru comprendre que le prix était 4000, alors que c’était 40 000. Nous étions en train de nous asseoir dans l’auto quand nous avons compris le vrai prix. Alors nous sommes sortis et avons expliqué que c’était beaucoup trop cher. Après maintes discussions, et dû au fait qu’avec Sophie on ne pouvait pas trop aller loin pour se trouver un autre chauffeur, nous avons négocié pour 25 000 kyats. Soit, 25$. Ça part mal.

Nous arrivons à Pindaya et allons à un hôtel. Ce n’est pas à notre goût et le prix est trop élevé. Nous décidons d’aller en voir un autre. Pas mieux, et même pire que l’autre. Nous décidons d’en visiter un troisième et le choisissons. C’est le moins pire! C’est le Conqueror Resort. Il s’agit de plusieurs bungalows. Ils vont nous ajouter un lit supplémentaire et on pourra dormir tous ensemble.

Le resort est très grand et il n’y a pas un chat. Nous apprenons que c’est le Festival de Shwe Oo Min Paya Pwe… Oh, non! Une autre soirée de musique poche. Et il est juste en face de notre hôtel!

En plus, nous sommes situés trop loin de la ville pour nous promener ou pour trouver un resto à pied. Le restaurant de notre hôtel ne nous inspire pas, car il n’y a personne et la salle à manger est immense. Nous sommes un peu découragés.

Comme il y a plusieurs kiosques en face de l’hôtel, nous décidons d’aller dîner dans ce bazar, ce sera sûrement mieux. On prend un riz frit et deux riz au poulet enveloppés dans des feuilles de bananes. Délicieux et seulement 1$ par plat. Miam! Nous quittons la foire et retournons à l’hôtel, satisfaits de notre décision.

En revenant à notre hôtel, nous avons droit à de belles attentions. Une des préposées offre une chaise roulante à Sophie pour aller à notre bungalow qui est tout de même loin de l’entrée. C’est même elle qui la pousse! Elle parle bien anglais et nous lui expliquons que nous aimerions visiter la fameuse caverne remplie de statues de Buddha, tout en haut de la montagne (Shwe Oo Min cave Pagoda). Elle nous dit qu’elle peut nous organiser un transport pour gravir la montagne et rendus au sommet, nous pourrons prendre un ascenseur pour nous rendre jusqu’à la caverne. On lui demande le prix du taxi et elle dit qu’elle nous l’offre gratuitement. Wow, on commence à changer d’avis sur notre première impression.

À 16h00, nous quittons en direction de cette caverne. C’est un beau pick-up blanc qui vient nous chercher et nous pouvons embarquer la chaise roulante dans la boîte. Le camion nous emmène le plus loin possible et nous débarque.

Comme d’habitude, c’est Audrey qui promène notre handicapée. Il y a une longue côte à monter avant d’arriver à l’ascenseur. Elle la pousse de toutes ses forces en position aérodynamique, et Steve pousse Audrey de la même façon, tel un petit train. Encore une fois, avec toutes nos niaiseries, c’est assez difficile de nous fondre dans la foule. Les gens sont bien gentils et aident Sophie à monter les 2-3 marches que nous rencontrons sur notre parcours, pour ne pas qu’elle descende de sa chaise roulante. C’est trop drôle! Tout le monde prend Sophie en photo sans aucune discrétion.

Nous arrivons au sommet et la vue sur la région est spectaculaire. Nous roulons en chaise roulante un peu et c’est l’entrée de la caverne. Au tour des béquilles de faire le travail! À l’intérieur de la grotte, il y a un peu plus de 8000 statues de Bouddha. C’est vraiment mystique comme endroit. (Le mot « mystique » a été choisi par Steve. Audrey lui demande ce que ça veut dire. Il lui explique que c’est quelque chose qui est mystérieux et historique. Rien de moins!)

L’endroit est humide trop bondé. Sophie n’apprécie pas beaucoup et je sors attendre avec elle à l’extérieur. Pendant ce temps, deux jeunes hommes dans la vingtaine demandent à Audrey s’ils peuvent se faire photographier avec elle. Elle accepte. Les dépassant d’une tête, elle se fait prendre en photo, mal à l’aise de cette situation. Beaucoup trop heureux, ils la remercient.

Nous repartons dans l’ascenseur. Une dame ne se gêne pas du tout pour faire un selfie avec nous, alors nous faisons la même chose avec le groupe!

Notre chauffeur nous propose de visiter un atelier de fabrication de papier Shan. Pendant que des jeunes filles nous montrent le processus, nous remarquons que la foire est juste en arrière. Il y a une Grande Roue et quelques autres manèges comme à Expo Québec en 1925. Croyez –le ou non, la Grande Roue n’a pas de moteur pour la faire tourner. C’est fait manuellement par 2 gars qui grimpent dans la roue jusqu’au sommet et la font tourner avec leur poids, comme des hamsters. Ce ne serait sûrement pas approuvé par la CSST! C’est tellement unique, que nous ne regardons plus du tout la fabrication de papier.

Steve décide de convaincre Audrey et Sophie de l’essayer avec lui. Il offre de payer le manège à deux enfants birmans, mais même eux ne veulent pas l’essayer….

Bien assis sur les chaises en bois, les voilà partis dans ce tourbillon bric-à-brac. La roue tient le coup et les voilà qui s’amusent et rient comme des fous. Après quelques tours, les gars freinent cette antiquité en se suspendant sur les sièges à deux ou à trois. Et ils repartent la roue dans l’autre sens! C’est vraiment drôle et plusieurs spectateurs se joignent à la scène. Tout le monde redescend sain et sauf. Wow! Quelle expérience inoubliable. Pour Sophie, c’est un de ses coups de cœur du voyage jusqu’à maintenant.

Toute cette excitation ouvre l’appétit et nous voilà partis pour le Green Tea Restaurant. C’est le meilleur restaurant du village. Nous essayons différents plats birmans et c’est délicieux. Encore une fois, nous sommes les seuls Occidentaux. Dans toute la journée, nous n’avons vu que deux couples de Français qui visitaient la caverne.

Le chauffeur de taxi nous ramène à l’hôtel. Finalement, nous sommes contents de notre petit coin perdu. Nous avons fini par avoir une belle journée.

Mais surprise! Le festival qui est, je vous le rappelle, situé juste en face de notre hôtel, débute vers 20h00 avec une musique beaucoup trop forte. Le comble, la musique est vraiment mauvaise. En plus, le chanteur fausse. On se dit que le calvaire va finir un jour, mais non. La musique dure toute la nuit. Il est 4h00 du matin et le brouhaha continue encore. Nous avons encore l’impression d’être sur la scène du Festival d’été!

Les montagnes de Kalaw

Jour 12

Ce matin, nous prenons le temps de relaxer et partons à 10h00 avec le chauffeur d’hier. Il parle un peu l’anglais, donc c’est toujours plus intéressant de faire la route. En chemin, nous croisons un entrepôt de gingembre et lui demandons d’arrêter. Wow! Des tonnes et des tonnes de morceaux de gingembre à perte de vue. Ça sent tellement bon. Les ouvriers s’affairent à les nettoyer et à faire des gros sacs, pour ensuite en remplir un camion.

Nous arrivons vers midi et après avoir visité deux hôtels, nous arrêtons notre choix au Dream Villa. C’est très bien, les chambres sont au premier étage et il y a plein de restaurants autour. Il faut penser aux déplacements de Sophie!

Nous allons au restaurant indien Everest qui est recommandé dans notre guide. C’est un vrai régal! Et pas cher : 25$ pour la famille.

En après-midi, les filles font des travaux scolaires, pendant que Steve et moi allons chercher un taxi pour demain. Nous aurons 6 heures de route à faire (140 miles) pour 4 est de 80$ pour la famille en autobus. Nous parlons avec plusieurs chauffeurs de taxi et agences de voyage. Le prix officiel est 150$. Nous réussissons à en négocier un pour 100$. Ça vaut donc la peine de payer 20$ de plus que l’autobus pour aller plus vite.

Nous visitons le marché et nous trouvons une petite galerie d’art: LoKaNat. Notre regard tombe rapidement sur une oeuvre au fusain qui représente une vieille femme Pa-O qui cache son sourire avec sa main. Nous tombons en amour avec cette celle-ci. Nous avons l’impression de l’avoir vue pendant notre voyage. L’artiste est très sympathique et nous explique ces peintures et ses techniques. Toutefois, le prix demandé est bien élevé. Nous décidons d’y réfléchir et nous rentrons à l’hôtel pour relaxer un peu.

Vers 18h00, nous allons manger dans un restaurant Thaïlandais. Délicieux, mais un peu trop épicé pour les filles. Nous reparlons du fusain et décidons d’y retourner pour la regarder de nouveau. Encore une fois, Sophie se déplace dans la noirceur et dans les pentes sablonneuses de la ville. En arrivant à la micro galerie, mon regard est encore captivé par cette toile. Elle est trop belle et, je dois lui faire une offre. Un peu de négociation et nous nous entendons sur un prix raisonnable. Petite photo avec notre nouvel ami l’artiste Than Aung et nous repartons avec ce super portrait de la femme Pa-O.

De retour dans la chaleur

Jour 13

Ce matin, c’est le jour du marché régional. Ici aussi, il y a un principe de marché rotatif de village en village à tous les 5 jours. Nous allons visiter ce marché avant de déjeuner. C’est toujours aussi beau et coloré. Plusieurs légumes qu’on ne connaît pas ou qui sont différents des nôtres. Par exemple, les aubergines sont minces, les fèves sont immensément longues et les clémentines sont plus petites que nos fraises.

Dans les marchés, c’est toujours une belle occasion pour faire des rencontres et voir la vie au quotidien. Depuis que nous sommes au Myanmar, nous constatons que presque tous les hommes portent la jupe. Même une bonne partie de la nouvelle génération continue cette tradition.

Nous retournons à l’hôtel pour prendre notre déjeuner. Miam! C’est le meilleur que nous prenons au Myanmar. Tout est bon: pain maison, crêpes, œufs et fruits à volonté.

Il est 10h00 et notre chauffeur nous attend au pied de l’hôtel. C’est le temps de partir en direction de Bagan. La route est très sinueuse, nous sommes dans les montagnes à 4 000 pieds d’altitude.

En chemin, nous croisons un éléphant qui marche sur le bord de la route et notre chauffeur nous arrête pour le regarder un peu. C’est toujours impressionnant de voir cet animal, monté par son cornac, qui se promène tout bonnement aux côtés des voitures. Nous le flattons un peu et lui donnons un colleux avant de repartir.

Les courbes en montagne sont terminées, nous serons sur le plat pour le reste de la route. La température a changé, nous crevons de chaleur et le chauffeur ne semble pas avoir l’option « air climatisé » dans ses plans de la journée. J’ai le soleil qui plombe sur mon côté, je m’endure et me calme quand j’aperçois les travailleuses qui construisent les routes en asphalte avec cette grosse chaleur. Tout se fait manuellement. Les hommes cassent les grosses roches et les femmes transportent les plus petits morceaux dans des paniers pour les étendre une par une sur la route. Le goudron est chauffé dans des barils et étendu un contenant à la fois. Tout cela, sous le soleil brûlant du Myanmar.

À 13h00, nous arrêtons dans un village non identifié pour dîner. Nous débarquons de la voiture et tout de suite, les gens du resto se retournent et nous fixent. Nous les saluons et entrons sur la terrasse prendre place. Nous sommes encore toujours fixés. Les gens mangent, mais nous regardent. C’est un peu gênant et bizarre comme sentiment.

Pour détendre l’atmosphère, Steve va à leur rencontre et leur montre des photos du Canada. Je commande le repas pour en finir au plus vite. 10 minutes plus tard, c’est toujours la même scène. Il n’y a rien à faire, leurs yeux sont toujours rivés sur nous. Même le personnel s’attable à côté de nous pour nous regarder manger! Le repas terminé, nous en profitons pour prendre quelques photos avec eux et repartons.

Nous arrivons à Bagan à 16h00. Nous sommes crevés par la route et la chaleur. Notre hôtel est le Myanmar Han, c’est très joli et à l’écart de la ville de Bagan. Il y a une superbe piscine. Les filles en profitent pour mettre leurs maillots et se baigner. La température à Bagan n’a rien à voir avec celle des montagnes. Il fait 37C au lieu de 24C. L’air est chaud et écrasant.

Autour de la piscine, nous discutons avec les autres touristes pour définir notre plan de visite des 3 prochains jours. D’ailleurs, l’un d’entre eux nous donne son billet d’entrée dans la zone archéologique de Bagan, qui est encore bonne pour 3 jours. C’est tout de même 25000 K (25$) par personne, nous l’acceptons volontiers. Il nous explique qu’en raison du positionnement de notre hôtel, il se peut que nous n’ayons jamais besoin de payer notre droit d’entrée. Pour sa part, il ne s’est jamais fait demander sa passe.

La noirceur s’installe et nous soupons à l’hôtel, trop fatigués pour aller en ville. Nous avons deux chambres séparées. Nous souhaitons une bonne nuit aux filles et allons nous coucher.

Les Temples de Bagan

Jour 14

Ce matin, nous quittons notre hôtel aux petites heures du matin. Chaque matin, un petit camion emmène les touristes voir le lever du soleil sur Bagan. Il est 5h30 et nous voilà en direction de notre première visite des temples.

Depuis janvier 2018, il est maintenant défendu de grimper sur les temples. Le gouvernement a fermé tous les deuxièmes étages des temples avec des grilles métalliques ou carrément bouché les entrées avec un mur de briques. C’est assez triste, car la vue du sommet des temples rendait cet endroit magique. Ils ont donc aménagé des collines de terre à différents endroits pour observer le lever et le coucher de soleil.

Nous arrivons sur les lieux, et il y a déjà plusieurs personnes qui attendent comme nous le fameux soleil. Tout de suite, un officier nous demande notre passe d’entrée. Steve décide de dire qu’il a oublié les billets à l’hôtel. Moi, je lui montre la passe obtenue de notre ami. Nous lui expliquons que nous sommes une famille, donc pourquoi, et surtout comment, aurions-nous pu n’acheter qu’une seule passe? L’officier réfléchit un peu et nous laisse aller. Mais il nous demande le nom de notre hôtel, notre nom et notre nationalité, en disant qu’il va venir nous voir dans la journée pour revalider notre billet avec lui. Steve nous a un peu surpris avec ce mensonge, car ce n’est vraiment pas notre style de vouloir contourner le système. Mais comme le touriste d’hier nous avait dit qu’il ne s’était jamais fait intercepter, nous avons pris une chance. Et nous ne croyons pas trop que l’inspecteur va venir à notre hôtel, à 30 minutes de route du site, juste pour vérifier les billets. À suivre! Un petit stress quand même.

Donc, la vue sur la bute n’est pas ce qu’on avait en tête. Les temples sont loin, les montgolfières aussi. Parce qu’il faut vous dire que chaque matin, une quinzaine de montgolfières volent au-dessus et autour des temples, selon la direction du vent. Les photos typiques de Bagan sur Google images sont celles qui montrent les temples au lever du soleil avec les montgolfières au loin. Bref, ce n’est pas aussi beau qu’on l’imaginait et nous sommes déçus.

Nous décidons de sortir du troupeau et allons voir un temple au bas de la colline. Wow! La belle photo est là! Un homme qui s’occupe de ce temple avec son foulard sur la tête, son panier dans les mains et un cigare dans la bouche est la photo à prendre du jour! La lumière est superbe, le temple est orangé.

Au loin, nous voyons Sophie descendre la colline et venir à notre rencontre. Trop curieuse, elle a décidé de ne pas rester avec le groupe. Notre petit monsieur est très surpris de voir Sophie. Il la regarde et analyse sa botte. Elle le laisse toucher ses orteils. Et oui, elle a bel et bien un vrai pied!

Il va chercher deux bancs en plastique. Un pour asseoir Sophie et l’autre pour lui permettre d’allonger sa jambe. Elle ouvre sa botte pour lui montrer son pied. On lui explique tant bien que mal la situation, mais il ne parle pas un seul mot anglais.

Soudain, il s’éloigne un peu, se souffle dans les mains et revient s’accroupir auprès d’elle. Ça y est! Nous avons affaire à un guérisseur! Nous expliquons à Sophie qu’il va sûrement la masser et qu’elle a le choix de dire non. En même temps, pourquoi ne pas essayer? Alors, Sophie le laisse faire et il lui fait un massage des ligaments en soufflant dans ses mains une fois de temps en temps! Il passe un peu sur l’os de la cheville, Sophie lui tasse la main et dit NO. Il lui fait craquer les 5 orteils. Bref, cela semble lui faire plus de bien que de mal. C’est peut-être le physio du coin après tout!

Il est 7h25 et notre navette repart à 7h30. On regarde sur la colline, il n’y a plus personne. Merde! Il faut se dépêcher. On doit même forcer notre guérisseur à arrêter ses prouesses, pour ne pas se retrouver seuls au milieu de nulle part!

Je pars à la course pour dire à notre taxi de nous attendre. Audrey transporte Sophie sur son dos. Quand j’arrive derrière la bute, les 2 navettes de notre hôtel sont encore là et ils sont les derniers! Fiou!

Nous revenons déjeuner à l’hôtel en nous disant que les meilleurs moments sont souvent inattendus et gratuits. Et qu’il faut souvent sortir des sentiers battus!

Nous décidons de retourner voir les temples, mais cette fois-ci par nous-mêmes, en louant les scooters électriques de l’hôtel. (5$ par jour) Il ne fait pas encore trop chaud et on veut trouver un beau spot pour les levers et couchers de soleil. On a entendu dire qu’il y avait un ou deux temples secrets où on pouvait encore monter au 2ème étage.

Avant de partir du Québec, Steve a pensé à apporter des attaches pour transporter les béquilles de Sophie en scooter. Cela nous est très utile. On peut partir en sécurité. La chaleur du vent qui nous frappe est impressionnante. C’est la même chaleur que lorsqu’on ouvre le four pour sortir un rôti!

Sur le site de Bagan, il y a plus de 4000 temples éparpillés ici et là et datent du 13ème siècle. Nous en profitons pour prendre les chemins les moins fréquentés, c’est-à-dire, là où il n’y a pas de stands à touristes et pas d’autobus.

Cela nous permet de voir des étudiants qui nettoient les alentours de certains endroits en brûlant des branches et des déchets. Nous rencontrons des troupeaux de buffles, des troupeaux de chèvres et leurs bergers. Beaucoup plus intéressant comme visite!

Comme les chemins sont en terre, il arrive que certains passages soient plus sableux que d’autres. Et comme nous sortons vraiment des sentiers battus, nous nous retrouvons dans un endroit très peu fréquenté. Il y a plus de déchets que de route. Nous sommes rendus trop loin pour rebrousser chemin. C’est très étroit, ça descend tout en tournant, et ce que je redoutais arrive : Audrey et moi glissons sur le côté dans le sable. Rien de dramatique. Mais je suis contente que ce ne soit pas arrivé à Sophie. Quelques « toques » collés sur mes pantalons, un peu de sable dans les espadrilles et nous repartons.

Vers midi, nous arrêtons dîner à Nyaung-U. La ville n’est pas très belle, mais la bouffe du restaurant est très bonne.

En après-midi, nous passons du temps à la piscine. Nous reprenons des forces pour retourner voir les temples vers 16h00. Nous enfourchons nos « e-bikes » et retournons explorer les environs. Ce soir, nous voulons juste nous promener sans itinéraire précis. En réalité, c’est bien plus plaisant que de cocher une liste de temples à visiter. Nous trouvons une route poussiéreuse et décidons de l’emprunter. Il n’y a personne sur cette route et nous trouvons de très beaux temples. Nous croisons un autre troupeau de vaches et arrivons dans un petit village. Les gens nous invitent à visiter leur village, mais nous continuons notre route. La lumière du soleil éclaire les temples orangés et c’est trop joli pour arrêter.

En chemin, nous croisons un garçon sur sa moto et il nous demande: « Sunset Temple….climbing Temple? » Nous comprenons qu’il veut nous conduire dans un endroit secret. Steve refuse sa demande, car le soleil est pratiquement couché et nous continuons. Toutefois, Sophie recommande d’écouter le garçon et nous convainc de le suivre. Nous rebroussons chemin et allons à sa rencontre.

Nous lui parlons un peu et il enfourche sa moto pour nous y conduire. Nous devons rouler un peu plus vite, si nous ne voulons pas manquer les derniers rayons de soleil. Il prend plusieurs embranchements et Steve tente de se souvenir du chemin afin que nous puissions y retourner seuls, un autre jour. Après 10 minutes de poursuite, nous arrivons au temple secret qui est encore ouvert. Nous y voyons quelques touristes perchés sur la corniche qui prennent des photos.

Notre guide nous montre les escaliers pour gravir le temple. Elles sont situées à l’intérieur du temple, dans le noir. Un jeune garçon allume des petites chandelles et les placent dans les escaliers afin d’éclairer la montée. Les marches sont très étroites et le plafond est bas.

Sophie nous surprend tous quand elle nous dit qu’elle aussi veut monter au sommet de ce temple. À première vue, nous croyons que cette ascension était impossible pour elle. En deux-trois enjambées, la voilà qui sautille sur une jambe dans ce petit escalier étroit au travers des chandelles installés une à une sur chaque marche. Moi, avec mes pantalons longs et larges, j’ai peur qu’une chandelle en brûle le bas!

Nous arrivons au sommet et nous voyons disparaître le soleil, juste un peu trop tard pour faire des photos magnifiques. Maintenant que nous connaissons le ‘’SPOT’’, nous aurons la chance d’y revenir seuls. Nous sommes tout de même choyés d’avoir trouvé ce temple secret, car comme je vous ai dit, il est désormais interdit de gravir les temples. Les autres touristes sont pratiquement tous partis et nous nous retrouvons seuls. La vue sur la plaine avec les temples en contrebas est magnifique.

C’est le temps de partir, nous remercions notre guide en moto et nous lui remettons un pourboire. Il décide de nous conduire vers une sortie plus rapide. Nous arrivons sur la grande route et il fait pratiquement noir.

À l’intersection, nous discutons si nous devons retourner à l’hôtel ou bien nous rendre à New Bagan pour souper. Je n’aime pas trop circuler dans le noir, car les routes sont cahoteuses et nous ne voyons pas les nids de poules… ni les vraies poules! De plus, sur la grande route, il y a les autobus et camions qui nous dépassent avec un bon coup de klaxon pour nous faire faire un saut. Toutefois, ma gang me convainc et nous voilà partis vers New Bagan.

À notre arrivée, nous voyons un beau petit village, bien adapté aux touristes. Il y a plein d’hôtels et de restaurants. Nous arrêtons dans une pizzeria. Pizzas et pâtes, c’est toujours gagnant comme repas.

Nous retournons à notre hôtel. La route en e-bike est de 30 minutes, finalement la route se fait bien. Les filles se baignent un peu et nous nous endormons avec de belles images gravées dans notre mémoire.

Problèmes de e-bike

Jour 15

Ce matin, nous prenons cela relax. Nous en profitons pour dormir plus tard et prenons un déjeuner vers 9h00. Nous consacrons notre avant midi à la piscine, faire du lavage et écrire nos textes. Nous faisons vraiment les gros lards, car nous dînons également à l’hôtel. Tout un avant midi à rien faire, c’est assez rare chez les Côtés en voyage.

Vers 14h00, Steve entend un bruit de chain saw et décide de regarder par la fenêtre. Il voit un gars qui fumige les bâtiments. Il court dehors pour enlever le linge qui séchait sur le balcon, juste avant de se faire envahir par la fumé de pesticide. Mmm, sa doit être bon pour la santé cette petite boucane!

Il est 15h00 et c’est l’heure de sortir de notre cabane. Nous sommes à Bagan pas pour regarder notre chambre. Nous décidons de repartir visiter le temple secret d’hier soir étant donné que nous étions arrivé un peu trop tard pour admirer le couché de soleil.

En enfourchant nos e-bikes, Stéphanie trouve que son scooter électrique fait un drôle de bruits, mais elle décide de continuer comme si rien n’était. Toutefois, 15 minutes plus tard, le bruit devient de plus en plus présent. Nous arrêtons sur le bord de la route regarder cela. C’est comme si les freins étaient quincé tout le temps. Mais comme la mécanique n’est pas notre bail, nous regardons le tout en surface et voyons rien qui accroche sur la roue et décidons de poursuivre notre chemin. Nous sommes pratiquement arrivé au temple quand le bruit est vraiment majeure. Toujours en bon mécanicien, nous regardons la situation à nouveau pour constater rien…outre qu’il y a définitivement quelques choses de grave sur la roue, mais rien d’apparent visuellement. Je dis à Steve, nous allons nous rendre jusqu’au temple et il y aura surement un birman en moto qui va connaitre ça. Nous réenfourchons nos e-bikes et reprenons la route avec cette mélodie de frein qui grince. Nous arrivons au temple vers 15h45, nous sommes les seules touristes, mais comme prévu, il y a un birman en moto qui nous regarde et dit : problem! Nous lui répondons, YES, but don’t know. Il regarde le tout et lui, il connait cela mieux que nous. Il constate que c’est le beering de roue avant du e-bike qui est totalement fini. Il nous suggère de téléphoner notre hôtel pour leur expliquer la situation, car nous ne pourrons plus conduire dans cet état. D’ailleurs, nous avons été chanceux d nous rendre ici. Il nous passe son cellulaire et nous parlons avec l’hôtel. Il nous demande où nous sommes situés, car ils vont venir faire un échange de e-bike. Wow, méchant bon service. Nous laissons notre nouvel ami Birman explique le tout à notre hôtel, car nous sommes dans un temple secret perdu au milieu des 4000 autres temples.

En attendant le changement de e-bike, nous gravissons le temple pour admirer les environs. Nous sommes les premiers et seuls touristes. Nous en profitons pour prendre des belles photos.

45 minutes plus tard, voilà nos amis de l’hôtel qui arrive avec un e-bike de rechange dans la boite d’un mini pick-up. Ils ne trouvent pas le chemin et pic une trail au travers les arbres et arbustes. Nous rions de la situation et ceci confirme que notre temple secret est bel et bien secret! Steve descend du temple pour faire l’échange et nous revoilà avec un e-bike neuf.

Le soleil se couche et nous admirons la scène. Nous quittons les lieux avec le sentiment d’avoir réussi un des éléments de notre bucket list, soit de regarder le coucher de soleil au sommet d’un temple dans la pleine de Bagan.

Sur notre chemin du retour, nous voyons un autre temple où plusieurs touristes sont grimpés. Yes, un autre temple secret. Nous décidons d’arrêter pour contempler cette vue. Nous arrivons un peu trop tard et le soleil est pratiquement couché.

Le soleil est couché et nous arrivons à l’intersection, comme hier nous discutons si nous devons retourner à l’hôtel ou bien nous rendre à New Bagan pour souper. Le verdict tombe et les filles veulent encore manger de la Pizza. Nous arrêtons dans la même pizzeria. Toujours aussi bon, nous nous régalons.

En quittant New Bagan, je constate que la batterie du nouveau e-bike est déjà à 50%. Je ne fais pas un plat et nous partons en direction de notre hôtel dans le noir. Steve est en avant et je m’aperçois que je ne suis pas capable de rouler aussi vite. D’ailleurs le e-bike n’a pas de puissance. La distance entre Steve et moi s’agrandi. Steve se rend compte du problème et arrête m’attendre. Je le rejoins finalement et je lui explique la situation. Ce n’est pas ma journée de chance avec les e-bikes! Nous continuons notre route à basse vitesse et la puissance de la batterie continue de descendre. Je n’ai pas le choix, je dois couper les phares pour économiser le plus possible la batterie. Steve est à côté de moi et il éclaire la route avec son e-bike. Au lieu de rouler 60km/h, nous roulons qu’à 25km/h, le max que la batterie est capable de faire. Plus que nous avançons, moins vite nous roulons. Nous commençons à penser que nous n’arriverons pas à destination. La chance nous souris et finalement nous arrivons juste à temps. C’est en entrant dans la cours de l’hôtel que le e-bike arrête de fonctionner.

Nous montons à notre chambre pour se coucher, car demain matin nous avons l’intention de repartir tôt pour admirer le lever du soleil.

La poudre d’escampette!

Jour 16

Ce matin, nous retournons en e-bike pour le lever du soleil au temple secret. Nous avons convaincu deux Allemandes de notre hôtel de se joindre à nous. Nous voulons leur faire découvrir cet endroit magique. Nous quittons l’hôtel à 6h00 et nous arrivons au temple pour 6h30.

Le lever de soleil est nettement plus beau que le premier jour sur la butte de terre. Le fait d’être sur le temple et d’avoir cette vue rend la scène tellement plus jolie. Nous apercevons les montgolfières décoller au loin. Nous espérons qu’ils vont survoler notre temple.

Dans l’attente de ce moment, voilà qu’arrive, tout d’un coup, deux inspecteurs de billets. Oh, non! Comment sortir d’ici? Il n’y a rien à faire, nous sommes tous au sommet et il n’y a qu’une sortie. L’inspecteur monte les escaliers et demandent les billets à tous les touristes. Ceux qui ont grimpé plus haut que le deuxième étage déguerpissent tellement rapidement, que je ne m’en rends même pas compte.

Le stress monte, car nous n’avons pas encore acheté nos billets. Les filles disent au gardien que c’est leur papa qui a les billets. Moi, je fais semblant que je suis seule et je lui montre mon billet. Il demande les billets aux Allemandes. Aussitôt que l’inspecteur tourne le dos, je demande à une de nos amies, si elle veut me passer son billet. Je le donne aux filles ainsi que le mien. Les filles vont voir l’inspecteur et leur montre leurs billets. Steve est dans un autre coin du temple et a la chance de s’échapper en douce et redescendre sans se faire voir. Il faut dire qu’au sommet du temple, c’est rectangulaire et au centre il y a quatre passages un peu labyrinthiques pour se promener.

Audrey prend le billet de Sophie et descend le remettre à Steve. Tout le monde est identifié et nous sommes tous en règle! Finalement, l’inspecteur ne dit rien à propos de la présence des touristes sur le temple. C’est assez bizarre, car il est clairement écrit sur le billet que nul ne doit monter sur les temples sous peine d’amende. La chance est avec nous, car 90% des touristes ont eu peur et sont tous partis et nous n’avons pas eu d’amende. Les inspecteurs quittent les lieux et nous voilà pratiquement seuls avec les deux Allemandes. La cerise sur le sundae, c’est que les montgolfières arrivent dans notre direction. Les voilà juste au-dessus de nous et survolent notre temple. C’est magique. Plus chanceux que ça, tu gagnes le 6/49!

Nous repartons faire un tour dans la plaine pour le plaisir. Les filles ont la chance de conduire le e-bike. Elles s’amusent bien. Et oui, Sophie conduit avec une jambe en moins. C’est Steve qui met les pieds par terre pour l’arrêt et le départ. De 7h30 à 9h00, il y a peu de touristes, car ils partent déjeuner. Nous avons les temples pour nous. Toutefois, nous sommes un peu stressés de recroiser un inspecteur.

Quand Audrey est au volant du scooter, elle a la « chance » de rouler sur une section du chemin un peu plus sableuse. Et ce qui devait arriver, arriva : le scooter se met à valser de gauche à droite, au moins 7-8 fois. Je m’agrippe tant bien que mal à elle et elle réussit à reprendre le contrôle. Ouf! Plus de peur que de mal! Toute une chauffeuse! Sophie nous suit en arrière. Elle voit la scène terrifiante à ses yeux et réussit à contourner le sable comme une professionnelle!

Nous retournons à l’hôtel et arrivons juste à temps, car le déjeuner termine à 9h30. Comme il fait très, très chaud, 38C, nous restons dans nos chambres à l’air climatisé pour lire et relaxer un peu et nous allons à la piscine.

Nos amies Allemandes partent à l’aéroport en fin d’après-midi et nous remettent leurs billets d’entrée pour Bagan. Nous en avons maintenant 3. Bien armés, à 16h00, c’est le temps de repartir à la chasse au coucher de soleil.

Nous retournons au 2ème temple secret, mais ce soir, il est fermé. Bizarre. Il y a une grille à l’entrée des marches. Est-ce que les inspecteurs ont décidé que c’était fini?

Il y a d’autres temples tout près. Steve part en expédition seul et revient en nous disant qu’il a trouvé un temple sans grille. Il nous y conduit et nous avertit fortement de l’attendre avant d’entrer. Il fait noir, mais nous avançons quand même. Nous entendons des chauves-souris. Nous nous éclairons avec la lumière du cellulaire. Nous trouvons un escalier dans le fond du temple juste à côté d’un gros bouddha. Audrey monte les marches et dit qu’il y a un drôle de nid de mouches. Steve nous dit de redescendre de là et nous avoue que tantôt, il a vu un serpent vert juste au-dessus la porte de l’escalier, en plus d’avoir vu un animal courir derrière le bouddha et des chauves-souris au plafond. Alors, quand Audrey dit voir des mouches, Steve comprend que ce sont des guêpes. Il y a trop de bêtes dangereuses dans ce temple. Nous partons au plus vite. C’est sûrement pour ça qu’il n’y a personne!

Nous voyons des Français qui sont perchés sur un temple juste à côté. Nous décidons d’y aller. Les temples sont tous un peu pareils. L’escalier est à côté d’un bouddha dans le noir. Un homme nous dit de faire attention au nid de guêpe qui est dans l’escalier. Déjà que les marches sont petites et que le plafond est bas. Ce n’est pas facile de se faufiler entre le nid de guêpes, alors imaginez Sophie sur une jambe!

Arrivés en haut, nous admirons la vue et le coucher de soleil et discutons avec une famille de Français, dont leur fille de 16 est en béquilles comme Sophie. Trop drôle. Elle a eu la malchance de se blesser au pied, une semaine avant de partir en voyage. Elle porte une botte orthopédique elle aussi!

Le soleil est couché, nous redescendons et nous nous dirigeons vers New Bagan pour souper. Cette fois-ci, nous essayons un restaurant Birman local. La nourriture est moyenne et repartons vers notre hôtel. Conduire dans la noirceur est toute une expérience. En arrivant, les filles se baignent une dernière fois et nous nous couchons vers 21h00. Demain, nous devons prendre l’avion tôt.

Séjour à la plage

Jour 17

Aujourd’hui, nous partons pour la plage, à Ngapali Beach. Nous arrivons à 7h45 à l’aéroport de Bagan. Celui-ci est très modeste avec environ sept différents comptoirs. Les systèmes électroniques ne sont pas encore arrivés ici. Les numéros de siège sont collés à la main sur nos billets.

Finalement, nous partons 1h30 plus tard que prévu, soit à 10h30. Pour notre liaison, Air KBZ, nous volons dans un petit avion à hélices de style Dash8, comme les avions entre Montréal et Québec. Le vol se passe bien et une heure plus tard nous arrivons à Ngapali Beach. Nous venons de sauver une tonne d’heures en voiture. Notre hôtel le Rivertop Lodge offre la navette gratuite, ils nous attendent et viennent prendre nos bagages : service VIP!

Nous avons loué deux chambres doubles, car ils n’ont pas de chambre pour 4. Les filles sont maintenant assez grandes pour être autonomes et ça fait une petite vacance pour les parents. Tout le monde est gagnant!

L’hôtel a une belle piscine et nous sommes à deux minutes de marche de la plage située sur la mer de Bengale. C’est ici que nous passerons les 3 prochains jours pour profiter de la mer et prendre des vacances.

Nous dînons à l’hôtel et enfilons nos maillots pour aller sur la plage. Sophie reste à l’hôtel, car nous voulons faire du repérage avant qu’elle se déplace. Elle déteste marcher en béquilles pour rien, et on la comprend!

La température est plus clémente ici, il fait 32C, avec une petite brise de la mer. Le sable de la plage est doux comme de la farine et l’eau est d’un bleu turquoise. Il y a des grands cocotiers sur la côte. L’hôtel a des chaises longues réservées pour ces clients sur la plage avec des parasols en feuilles de palmier. Il n’y a pas beaucoup de touristes ici. Le décor est parfait pour la relaxation.

En fin de journée, Steve et Audrey retournent sur la plage pour voir le coucher de soleil. Ils remarquent 4 joueurs de volleyball et s’approchent d’eux. Les Birmans les invitent à jouer. C’est toujours plaisant de jouer avec les locaux. Ils sont moins bons que ceux au Lac Samkar, mais ils sont plus drôles. Quand l’équipe fait un bon coup, Steve crie : ‘’C’est Bon, C’est bon’’! Leurs nouveaux amis Birmans le répètent et tout le monde rit.

Relax sur le sable blanc a Ngapali

Jour 18

Ce matin, après un déjeuner qui semblait grandiose et qui fut ordinaire, nous allons à la plage pendant qu’il ne fait pas trop chaud. Ce n’est pas évident pour Sophie de marcher dans le sable… Heureusement, ils louent des « trippes » (des chambres à air) pour 1$. Let’s go! On embarque Sophie là-dedans et celle-ci devient sa chaise flottante. Elle peut se baigner dans la mer! Audrey et elle ont bien du fun, pendant que Steve et moi en profitons pour marcher. Il faut dire que nous n’avons pas marché beaucoup pendant ce voyage.

En fin de journée, nous retournons sur la plage avec comme but de voir le coucher de soleil et de rejouer au volleyball. Cette fois-ci, je joue avec eux. Nous sommes trois contre trois. Je baptise les équipes Team Canada et Team Myanmar. De leur côté, ils appellent Audrey et ses puissants services : Lady Power. Ils sont vraiment drôles, et le coucher de soleil est magnifique.

Pour le souper, nous mangeons des crevettes dans un restaurant familial situé tout près de notre hôtel. C’est succulent et en plus, nous encourageons d’autres gens que ceux de l’hôtel.

Tout de suite après, Steve nous a organisé 4 massages de 60 minutes pour 15$ chacun. Toujours une expérience spéciale que ces massages. Premièrement, nos 4 lits sont ensemble. Ensuite, nous devons nous déshabiller devant elles. On garde les sous-vêtements, et une fois sur le ventre, elles détachent notre soutien-gorge. Il n’y a pas de trou pour le visage, mais un oreiller ou un genre de beigne trop grand qui nous égorge quand elles nous massent trop fort le dos. Également, sur 4, elles ne sont pas toutes professionnelles. Audrey se fait flatter plus que masser. La mienne est bonne mais pèse trop fort et je me retrouve avec une ecchymose sur le mollet. Pas facile les massages en terre étrangère!

Encore de la plage a Ngapali

Jour 19

Aujourd’hui, le matin est un copier-coller d’hier : déjeuner ordinaire, plage, bouée (chaise flottante) et marche. Nous retournons dîner au restaurant d’hier soir. Calmars, crevettes et poisson. Miam! Piscine dans l’après-midi.

En fin de journée, Sophie n’a pas le goût de remarcher pour aller à la plage. Steve trouve une solution géniale : il prend un des vélos gratuits de l’hôtel, Sophie s’assoit dessus et lui, il marche à ses côtés tout en la poussant. Bon! Je ne vous dis pas que Sophie est très fière d’avoir l’air d’un enfant de 5 ans qui ne sait pas pédaler, mais ça fait tout de même son affaire de ne pas avoir à marcher! On se tient tout près avec ses béquilles pour que les gens comprennent qu’elle est blessée!

Les gars sont encore là pour jouer au beach-volley. On a encore beaucoup de plaisir avec eux et le coucher de soleil est toujours aussi magnifique!

Pour souper, nous décidons de sortir un peu plus loin et de manger de la pizza. Il faudra prendre un taxi ou encore, si c’est possible, faire du Pékin Express. Ce qui veut dire, pour ceux qui ne connaissent pas l’émission, « se quêter un lift » ou pour ceux qui ne comprennent pas l’expression : « obtenir une promenade gratuitement »!

En sortant du terrain de l’hôtel dans la noirceur, nous faisons un geste de la main aux voitures qui passent. Et nous avons la chance d’arrêter un petit tuktuk camion d’un autre hôtel qui décide de nous embarquer et de nous emmener gratuitement à la première pizzéria! Yé! Défi réussi!

Nous nous régalons de pizzas et au moment où nous sortons du restaurant et que nous nous apprêtons à user de la même stratégie, le même monsieur repasse dans le sens inverse, en direction de notre hôtel, et sans qu’on ait le temps de lever la main, il arrête et nous embarque! Trop drôle! Et aussi, trop facile ce défi!

Dernier tour de piste!

Jour 20

Ce matin, c’est l’heure de faire nos adieux à la mer. Nous retournons à Yangoon, dans la grande ville. Ça nous décourage un peu : le bruit, la chaleur, trop de monde. Nous n’avons pas le choix, car notre vol de retour est demain.

La navette de l’hôtel nous emmène à l’aéroport. Le temps de 3 chansons en anglais : une toune country, Hotel California et Despacito, et nous voilà arrivés! Oui, je l’avoue, nous avons chanté!

Un petit vol d’une heure avec Man Yadanarpon Airline et nous voilà de retour au point de départ! Nous choisissons un autre hôtel, car Sophie n’a pas le goût de regrimper 7 étages.

Nous dînons au restaurant chinois près de notre hôtel et essayons quelque chose de différent : fondue chinoise, version pas québécoise. Ils nous servent chacun un pot de bouillon aux légumes et le font chauffer directement sur la table, qui est en fait une cuisinière avec un rond devant chaque convive. Nous choisissons du poulet, des dumplings, des légumes, des nouilles et nous les faisons cuire dans nos petits chaudrons individuels. C’est cute, non?

Dans l’après-midi, nous allons « visiter » le grand centre commercial, question de voir à quoi ça ressemble et aussi pour profiter de l’air climatisé! On trouve une chaise roulante pour Sophie, et hop! On se promène! Et hop! Tout le monde nous regarde encore!

Pour souper, nous retournons au Rangon Tea House que nous avions essayé la première journée. Miam! Le thé glacé est délicieux.

Bye bye Myanmar!

Jour 21

Aujourd’hui, après un autre déjeuner ordinaire (on a vraiment hâte de déjeuner à la maison!), nous allons faire un tour de « Circular Train ». C’est un train qui fait le tour des banlieues de Yangon et qui nous fait voir l’arrière-cour et la vie locale des Birmans. Malheureusement, les déchets sont omniprésents dans le décor. C’est quand même intéressant d’être dans l’action et de voir les gens entrer et sortir avec des grands sacs de légumes ou un vélo.

Vers 13h30, nous descendons au centre-ville. Après une marche trop longue et des escaliers abrupts, nous arrivons enfin à un taxi. Sophie n’en peut plus! Nous décidons de retourner au centre commercial pour dîner, car la chaleur nous accable et l’air climatisé nous fera sûrement le plus grand bien.

En fin de journée, nous relaxons dans la chambre et commençons à faire les valises pour le retour. Steve et les filles vont se faire masser vers 16h45 pour $5 de l’heure chacun. Petit spécial cette fois-ci, ce sont des aveugles Birmans qui font les massages. Steve repart satisfait : son torticolis a disparu!

Je reste à la chambre pour me reposer et finaliser mes textes. Encore une fois, Steve trouve un moyen original pour déplacer Sophie sur de courtes distances et à peu de frais. Ici, dans la grande ville, il y a des rickshaws (cyclopousses, en français!). C’est un vélo ‘’side car’’ qui peut embarquer deux personnes. Les filles l’utilisent et nous les suivons à pied, pour aller au resto et en revenir.

Nous prenons une douche fraîche avant le départ. Il est 22h00 quand nous arrivons à l’aéroport. C’est l’heure de quitter le Myanmar. Nous respirons une dernière fois la chaleur de Yangon, et repensons à tous les beaux moments que nous avons vécus et qui sont passés trop vite. Quel beau pays et surtout, quel beau peuple. Les gens sont souriants et aimables, malgré la grande pauvreté. Les paysages sont magnifiques. Définitivement, le Myanmar est un coup de cœur!

Itinéraire au Myanmar

Voici notre itinéraire au Myanmar. À refaire, j’enlèverais une journée de plage et je resterais un jour de plus à Loikaw afin de rencontrer une autre tribu et me perdre dans les montagnes luxuriantes qui sépare la Thaïlande de la Birmanie. Ce sont encore des endroits peu visités où les gens sont authentiques et souriants. Nous avons adoré notre voyage au pays des sourires et j’aimerais vraiment y retourner pour découvrir de nouvelle région que nous n’avons pas pu faire. Le Myanmar est un très grand pays, il faut faire des choix.

Voyage en Birmanie
Date Semaine nb. Jours Lieux Choses à faire Transport Hotel
20-févr-18 mardi 1 Québec Départ à 11h00 de Qc pour Mtl. 15h départ pour Beijing Avion (1h + 13h) Avion
21-févr-18 mercredi 2 Yangon Départ de Beijing à 19h, arrivée à Yangon à 23h Avion (5h20)… un taxi pour le centre ville, négocié à 8,000k au lieu de 10,000K Hotel Bond: No 49, Hledan Street (Middle block), Lanmadaw Township
22-févr-18 jeudi 3 Yangon Explorer les boutiques d’or de Shwe Bontha Street. Une fois arrivés au marché de Theingyi Zei, découvrir les remèdes de la médecine traditionnelle chinoise. Puis, direction Anawratha Road (district indien) qui nous emmènera au temple de Sri Kali, le plus coloré des temples hindous de Yangon.  Ensuite, visite du quartier colonial de Yangon en surface (donc vers la Pagode de Sule et l’hôtel du Strand, la zone la plus dense…diner au RangonTee House). En PM, visiter le marché de la 26ème rue pour voir le vrai Yangon! Vers 15h30, taxi jusqu’à la pagode de Shwedagon jusqu’à la tombée de la nuit. Hotel Bond
23-févr-18 vendredi 4 Loikaw Quitter pour Loikaw…bus jusqu’à Taungu (départ a 7:00am…45 minutes de taxi de l’hôtel au bus ). À Taungu, rencontre notre chauffeur: Clement Tysi (Ka Lel Min Tel in Burmese) (skysnow333@gmail.com / 09-260329906 ) Tél.: 0942800312 ou 0933648007. Ensuite, voiture dans les montagnes jusqu’à Panpet taxi (45min) + bus (5h) + auto (8h) Panpet village des femmes girafes
24-févr-18 samedi 5 Loikaw Visite du village des femmes girafes et leur mode de vie taxi (2h) Nawaday hotel
25-févr-18 dimanche 6 Samkar Quitter pour le Lac Samkar Transfert de Loikaw au Sanctuary hotel pour 75,000 kyats Taxi (1h) et bateau (1h). Inle Sanctuary Hotel, Mr. Aung Min, www.inlesanctuary.com/ + Lunch et souper 8000 Kyats par personne
26-févr-18 lundi 7 Samkar Vélo en campagne, village voisin, Source thermale et Monastère Inle Sanctuary Lodge
27-févr-18 mardi 8 Samkar Visite du lac Pekon et du marché local Inle Sanctuary Lodge
28-févr-18 mercredi 9 Nyaung Shwe (Lac Inle) Départ du Inle Sanctuary à Nyaung Shwe, incluant la visite du lac Samkar et du Lac Inle avec plusieurs arrêts: Samkar, temples, monastères, jardin flottant, village flottant (Ywama), Nan Pan et Indein Transfert de Inle Sanctuary à Nyaung Shwe avec visite pour 80,000 kyats. Journée complète de 8h00 à 17h00. Trinity Family Inn www.trinityfamilyinn.com/
01-mars-18 jeudi 10 Nyaung Shwe (Lac Inle) visite du village qui fabrique du tofu (Khaung Daing) et visite du vignoble Red Mountain Trinity Family Inn
02-mars-18 vendredi 11 Pindaya Train… Nyaung Shwe en direction de la gare de Shwe Nyaung, départ du train 8h00 jusqu’à Aungban….sinon Kalaw! Taxi jusqu’à Pindaya.  Visite de la grotte de Pindaya: Shwe Oo Min cave Pagoda Taxi (30min) + train (3h) + taxi (1h) Conqueror Resort
03-mars-18 samedi 12 Kalaw Visite du marché et les environs Taxi(1h) Dream Villa dreamvillahotel.com/
04-mars-18 dimanche 13 Bagan Trajet de Kalaw à Bagan…. Avons trouvé un taxi privé pour $100US. Taxi (6h) Myanmar Han hotel, Kyi Soe Han, info@myanmarhan.com
05-mars-18 lundi 14 Bagan Visite des temples de Bagan Myanmar Han Hotel
06-mars-18 mardi 15 Bagan Visite des temples de Bagan Myanmar Han Hotel
07-mars-18 mercredi 16 Bagan Visite des temples de Bagan Myanmar Han Hotel
08-mars-18 jeudi 17 Ngapali Quitter pour se rendre à la plage Avion air KBZ départ: 8h50 arrive 9h55 Rivertop Lodge www.rivertoplodge.com/
09-mars-18 vendredi 18 Ngapali Plage Rivertop Lodge
10-mars-18 samedi 19 Ngapali Plage Rivertop Lodge
11-mars-18 dimanche 20 Yangon Quitter la plage pour retourner sur Yangon:  Explorer le désordre tentaculaire du marché Bogyoke (Scott Market: le marché est fermé les lundis et jours fériés). Avion Man Yadanarpon Airline départ 13h05 arrive 15h25 Hotel Vista: vista-mm.book.direct/en-us
12-mars-18 lundi 21 Avion Visite de Yangon:   Embarquer à bord du « Train circulaire » qui dessert les différents quartiers de la ville ainsi que sa périphérie. Descendre à la station Kyee Myin Daine et continuer sur la Shan Road pour aller au marché. Avion départ a 23h50 arrive Beijin 6ham (4h30) Avion
13-mars-18 mardi 22 Québec Départ à 13h30, arrivée Mtl 14h10, redépart Qc 15h10, arrivée à Québec 16h03 Avion (13h40+1hr) Maison

Autobus:

Boss est la meilleure compagnie de bus du pays ainsi que JJ Express, Elite ou Lumbini

HORAIRES ET BILLETTERIE pour Vol Interne:

Voici une liste des principales compagnies aériennes en Birmanie.  En consultant leurs sites, vous pourrez consulter les horaires, réserver et payer en ligne avec votre carte bancaire pour recevoir par email votre eticket.

www.airkbz.com/
Dix avions.

asianwingsair.com/
Quatre avions.

www.airbagan.com/
Quatre avions.

www.airmyp.com/
Deux avions.

www.flymna.com/

Dix avions.

www.gmairlines.com/
Trois avions.

www.apexairline.com/
Un avion.

www.yangonair.com/
Deux avions.

Contrairement aux lignes internationales, en Birmanie, les compagnies aériennes mettent les horaires en ligne tous les semestres, voire tous les trimestres. Les horaires d’avril pour la période estivale ne sont généralement pas annoncés avant janvier.  La plupart des avions sont basés à Yangon pendant la nuit. Seules quelques compagnies stationnent leurs avions à Mandalay et Naypyidaw. L’avion part en général à l’aube de Yangon et peut s’arrêter dans la journée sur trois ou quatre aéroports avant de regagner Yangon.