Jour 11

La nuit fut pénible. Nous avions l’impression d’être couchés directement sur les Plaines d’Abraham pendant le Festival d’été!

Ce matin, nous avons le train à prendre à 8h00. Notre chauffeur vient nous chercher à 7h00.  Nous faisons nos adieux à la charmante propriétaire du Trinity Family Inn (www.trinityfamilyinn.com).

Notre tuktuk nous attend, c’est un ami de Bluetooth qui vient nous chercher, car il avait un groupe à conduire ce matin.  c’est un mini camion avec un confortable banc de bois.  Nous avons suffisamment de place pour mettre nos bagages.  La température est fraîche ce matin.  On se met une petite laine et nous voila repartis pour l’aventure de la journée.

Nous arrivons à la gare de Shwe Nyaung après 30 minutes. C’est très original comme nom et surtout pas mêlant, car c’est le mot inverse de la ville Nyaung Shwe où nous étions. Nous achetons des billets de première classe pour la modique somme de 1$ par personne dans une gare mythique des années 20.

Le train quitte à l’heure, mais tout doucement….  Pour ce qui est de la vitesse de notre train, je pense que si on échappe quelque chose par la fenêtre, on a le temps de descendre le chercher et remonter dans le train! Ça vous donne une idée. C’est plus pittoresque qu’autre chose.

On s’amuse à prendre quelques photos de l’ambiance qui règne dans le train, étonnamment 2 ou 3 couples de touristes seulement.

Les gens qui vivent près du chemin de fer s’amusent à nous saluer. Et ils ont toujours des beaux sourires.

À mi-chemin, nous arrêtons dans une gare pour embarquer des gens et vérifier l’huile du train…oui, oui comme dans le bon vieux temps.  Il y a aussi des vendeuses itinérantes qui offrent fruits, avocats, noix, popcorn, repas, etc.

Nous achetons quelques trucs pour les encourager et nous voilà repartis.

3 heures plus tard, nous arrivons à la gare d’Aungban. C’est ici que notre trajet en train se termine.  Nous devons faire une heure de taxi pour aller à notre destination finale : Pindaya. Nous nous faisons un peu avoir en négociant avec un homme de la gare qui a appelé quelqu’un pour nous. On a cru comprendre que le prix était 4000, alors que c’était 40 000. Nous étions en train de nous asseoir dans l’auto quand nous avons compris le vrai prix. Alors nous sommes sortis et avons expliqué que c’était beaucoup trop cher. Après maintes discussions, et dû au fait qu’avec Sophie on ne pouvait pas trop aller loin pour se trouver un autre chauffeur, nous avons négocié pour 25 000 kyats. Soit, 25$. Ça part mal.

Nous arrivons à Pindaya et arrêtons à un hôtel. Ce n’est pas à notre goût et le prix est trop élevé. Nous décidons d’aller en voir un autre avec le taxi. Pas mieux, et même pire que l’autre. Nous décidons d’en visiter un troisième et le choisissons. C’est le moins pire! C’est le Conqueror Resort (www.conquerorresorthotel.com). Il s’agit de plusieurs bungalows. Ils vont nous ajouter un lit supplémentaire et nous pourrons dormir tous ensemble.

Le « resort » est très grand et il n’y a pas un chat. Nous apprenons que c’est le Festival de Shwe Oo Min Paya Pwe… Oh, non! Une autre soirée de musique poche. Et il est juste en face de notre hôtel!

En plus, nous sommes situés trop loin de la ville pour nous promener ou pour trouver un resto à pied. Le restaurant de notre hôtel ne nous inspire pas, car il n’y a personne et la salle à manger est immense. Nous sommes un peu découragés.

Comme il y a plusieurs kiosques au festival en face de l’hôtel, nous décidons d’aller dîner dans ce bazar, ce sera sûrement mieux. Nous choisissons un riz frit et deux riz au poulet enveloppés dans des feuilles de bananes. Délicieux et seulement 1$ par plat. Miam! Nous quittons la foire et retournons à l’hôtel, satisfaits de notre décision.

En revenant à l’hôtel, nous avons droit à de belles attentions. Une des préposées offre une chaise roulante à Sophie pour aller à notre bungalow qui est tout de même loin de l’entrée. C’est même elle qui la pousse! Elle parle bien anglais et nous lui expliquons que nous aimerions visiter la fameuse caverne remplie de statues de Bouddha, tout en haut de la montagne (Shwe Oo Min cave Pagoda). Elle nous dit qu’elle peut nous organiser un transport pour gravir la montagne et rendus au sommet, nous pourrons prendre un ascenseur pour nous rendre jusqu’à la caverne. On lui demande le prix du taxi et elle dit qu’elle nous l’offre gratuitement. Wow, on commence à changer d’avis sur notre première impression.

À 16h00, nous quittons en direction de cette caverne. C’est un beau pick-up blanc qui vient nous chercher et nous pouvons embarquer la chaise roulante de l’hôtel dans la boîte. Le camion nous emmène le plus loin possible et nous débarque.

Comme d’habitude, c’est Audrey qui promène notre blessée. Il y a une longue côte à monter avant d’arriver à l’ascenseur. Elle la pousse de toutes ses forces en position aérodynamique, et Steve pousse Audrey de la même façon, tel un petit train.

Encore une fois, avec toutes nos niaiseries, c’est assez difficile de nous fondre dans la foule. Les gens sont bien gentils et aident Sophie à monter les 2-3 marches que nous rencontrons sur notre parcours, pour ne pas qu’elle descende de sa chaise roulante. C’est trop drôle! Tout le monde prend Sophie en photo sans aucune discrétion.

Nous arrivons au sommet et la vue sur la région est spectaculaire.

Nous roulons en chaise roulante un peu et c’est l’entrée de la caverne. Au tour des béquilles de faire le travail!

À l’intérieur de la grotte, il y a un peu plus de 8000 statues de Bouddha. C’est vraiment mystique comme endroit. (Le mot « mystique » a été choisi par Steve. Audrey lui demande ce que ça veut dire. Il lui explique que c’est quelque chose qui est mystérieux et historique. Rien de moins!)

L’endroit est humide et trop bondé. Sophie n’apprécie pas beaucoup et je sors attendre avec elle à l’extérieur. Pendant ce temps, deux jeunes hommes dans la vingtaine demandent à Audrey s’ils peuvent se faire photographier avec elle. Elle accepte. Les dépassant d’une tête, elle se fait prendre en photo, mal à l’aise de cette situation. Beaucoup trop heureux, ils la remercient.

Nous repartons dans l’ascenseur. Une dame ne se gêne pas du tout pour faire un « selfie » avec nous, alors nous faisons la même chose avec le groupe!

Notre chauffeur nous propose de visiter un atelier de fabrication de papier Shan. Curieux, nous décidons d’arrêter pour voir cela!

Pendant que des jeunes filles nous montrent le processus, nous remarquons que la foire est juste en arrière et qu’il y a une Grande Roue et quelques autres manèges comme à Expo Québec en 1925. Croyez–le ou non, la Grande Roue n’a pas de moteur pour la faire tourner. C’est fait manuellement par 2 gars qui grimpent dans la roue jusqu’au sommet et la font tourner avec leur poids, comme des hamsters. Ce ne serait sûrement pas approuvé par la CSST! C’est tellement unique, que nous ne regardons plus du tout la fabrication de papier.

Steve décide de convaincre Audrey et Sophie de l’essayer avec lui. Il offre de payer le manège à deux enfants birmans, mais même eux ne veulent pas l’essayer….

Bien assis sur les chaises en bois, la musique dans l’piton, les voilà partis! La roue tient le coup et les voilà qui s’amusent et rient comme des fous. Après quelques tours, les gars freinent cette antiquité en se suspendant sur les sièges à deux ou à trois. Et ils repartent la roue dans l’autre sens! C’est vraiment drôle et plusieurs spectateurs se joignent à la scène. Tout le monde redescend sain et sauf. Wow! Quelle expérience inoubliable. Pour Sophie, c’est un de ses coups de cœur du voyage jusqu’à maintenant.

Toute cette excitation ouvre l’appétit et nous voilà partis pour le Green Tea Restaurant. C’est le meilleur restaurant du village. Nous essayons différents plats birmans et c’est délicieux. Encore une fois, nous sommes les seuls Occidentaux. Dans toute la journée, nous n’avons vu que deux couples de Français qui visitaient la caverne.

Le chauffeur de taxi nous ramène à l’hôtel. Finalement, nous sommes contents de notre petit coin perdu. Nous avons fini par avoir une belle journée.

Mais surprise! Le festival qui est, je vous le rappelle, situé juste en face de notre hôtel, débute vers 20h00 avec une musique beaucoup trop forte. Le comble, la musique est vraiment mauvaise. En plus, le chanteur fausse. On se dit que le calvaire va finir un jour, mais non. La musique dure toute la nuit. Il est 4h00 du matin et le brouhaha continue encore. Nous avons encore l’impression d’être sur la scène du Festival d’été!

Catégories : Myanmar

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